Le remplacement, pour 1972-1973, de Jacques Favre et de Georges Zvunka, par René Vernier n'apporte pratiquement aucun changement sensible, puisqu'à l'issue de la saison, le club à la Croix de Lorraine finit 15ème sur 20. La saison suivante, en 1973-1974, les grenats décrochent une assez honorable 11ème place en milieu de tableau, mais on retiendra surtout la performance du buteur et international luxembourgeois " Nico " Braun qui termine la saison sur les talons de l'Argentin de Reims, Carlos Bianchi et de l'angevin Marc Berdoll. En 1974-1975 les messins connaissent un début de saison catastrophique.
L'entraîneur René Vernier tombe malade et Georges Huart, prévu pour prendre en mains l'équipe " amateurs ", lui succède. Et c'est la fabuleuse remontée au classement amorcée par une victoire (1-0) sur l'Olympique de Marseille qui se poursuit, après la défaite à Lens (3-1) par une impressionnante série de 14 matches en championnat et 6 matches en Coupe de France sans aucune défaite. Claude Hausknecht, un des meilleurs techniciens français, André Betta, André Coustillet, " Ferdy " Jeitz, Daniel Jenny, un pur produit du club, Jacky Pérignon ou Michel Baulier, s'entendent comme larrons en foire tandis que les " cages ", sont gardées par le " grand " André Rey, reconnu comme l'un des meilleurs gardiens de but français des années 70. Pendant ce temps-là, deux maîtres canonniers sont sur le front de l'attaque : l'Argentin Hugo Curioni, auteur de 19 buts, un fauve aux " coups de patte " meurtrières et le " taureau " luxembourgeois Nico Braun " La Foudre ". Nico Braun au cours de sa carrière sous le maillot à la Croix de Lorraine marquera 96 buts, le record tient toujours ! La saison 1974-1975 est également mise à profit pour engager une politique de formation de jeunes dont la classe s'épanouit rapidement : les Joël Muller, Joël Delpierre, Patrick Battiston (neveu de " Keko " Battiston), Jean Philippe Dehon, et Bernard Zénier, (dont le père Serge a également évolué au sein de la formation messine vingt ans auparavant), auxquels il convient d'ajouter le gardien Michel Ettore. Sous la houlette de l'entraîneur Georges Huart, sacré meilleur entraîneur de France pour l'année 1975, les grenats décrochent une honorable 8e place après la série de victoires probantes et s'inclinent en ¼ de finale de la Coupe de France (échec de justesse contre le RC Lens, 3-4 puis 1-3).
Le 29 mai 1976, le club messin tombe les armes à la main, en ½ finale de la Coupe de France contre Lyon à Strasbourg (2-0). Le FC Metz, ayant surmonté ses déconvenues de Coupe termine le championnat 1975-1976 en boulet de canon. Il s'en faut de très peu, en effet, qu'il n'accroche, in extremis, une place de 3ème ou de 4ème ; quoi qu'il en soit, les hommes de Georges Huart terminent à une très honorable 5ème place ex-aequo avec le Stade de Reims et manquent de peu une place qualificative en Coupe de l'UEFA.
Les Lorrains enlèvent le challenge de la meilleure attaque devant Saint-Etienne et Reims avec 72 buts marqués à l'adversaire, et Hugo Curoni, pour sa part, se classe bon 3ème meilleur buteur du championnat de France, totalisant 25 buts à lui seul, tandis que Nico Braun en a réussi 16 (9e au classement final des buteurs). Ce n'est pas tout, car l'équipe à la Croix de Lorraine a également marqué 13 buts en Coupe de France et la " bagatelle " de 57 buts en matches amicaux, soit pour l'ensemble de la saison - championnat inclus, bien sûr - le chiffre impressionnant de 142 buts. Un chiffre traduisant avec éloquence les vertus offensives, la passion de l'attaque du FC Metz. La même année, le club remporte le challenge Ackermann qui récompense l'équipe ayant disputé le plus grand nombre de matches sans défaite. La saison suivante, en 1976-1977, le tandem Braun - Curioni inscrit 45 buts, et Nico Braun finit 3ème du classement des buteurs. Metz s'empare de la 8ème place au classement général, et compte en son sein des jeunes pétris de classe comme Pascal Raspollini ou José Souto.