Les années 50

Après cette période difficile de reconstruction, l'espoir renaît peu à peu : Gaby Braun intègre l'équipe de France, et Ted Maghner mène l'équipe de main de maître, à tel point que la saison 46-47 se termine avec une belle 10ème place au classement. Parmi les messins de cette époque on retiendra l'anglais Asthley, Ignace - de retour à Metz -, " Keko " Battiston, Antoine Gorius, ou Gusti Kemp. Malheureusement Ted Maghner gravement malade quitte prématurément le club et regagne l'Angleterre où il s'éteint rapidement. Nicolas Hibst assure l'intérim quelques temps, puis " Lolo " Fosset " rempile " à la barre du vaisseau grenat. La saison 47/48 est marquée par l'éclosion d'Henri Baillot, l'arrivée en provenance de Piennes de Thadée Cisowski mais surtout par la disparition tragique de " Gusti " Kemp, tué en voiture près d'Hayange. Perte humaine et sportive dont l'équipe ne se remettra pas : malgré quelques épisodes glorieux comme une victoire à Paris face au Stade Français (6-2) ou les sélections en France A d'Henri Baillot, le couperet ne passe pas loin : le club à la Croix de Lorraine termine 16ème sur 18.

Le seul fait d'armes à porter au crédit du FC Metz au cours de la saison 1948-1949 est un échec honorable en demi-finale de la Coupe de France contre le RC Paris qui dut s'y reprendre à deux fois pour éliminer les valeureux messins qui avaient arraché le match nul (2-2) à Colombes le 10 avril 1949 avant de s'incliner par 2-0 sur le même terrain 10 jours plus tard. A cette occasion, Ignace, le capitaine du onze lorrain, dispute sa onzième demi-finale de sa carrière de footballeur. Henri Baillot auteur de matches admirables, consacré international A, vaut alors 6 millions d'anciens francs. Or, il a été acheté trois ans avant pour une somme 200 fois inférieure ! Raymond Herlory commence, évidemment, à susciter jalousie et commentaires... On lui envie son flair de maquignon et on essaie de lui donner l'image d' un " Oncle Picsou" quand il s'efforce seulement de gérer l'affaire la plus compliquée qui soit : un club professionnel de football. Arrive la saison 1949-1950, celle de la déchéance.

Rien ne va plus. Le FC Metz finit bel et bien 18e et descend en Deuxième division, malgré la présence, dans ses rangs, de l'inter danois Hansen et de l'ailier sarrois Follmann. Le président Herlory prend simultanément la décision d'engager un nouvel entraîneur : Emile Veinante, un " vieux " messin et ancien du CAM ; et de vendre Henri Baillot afin d'assainir les finances. " Laï " sera donc transféré aux Girondins de Bordeaux moyennant 5 millions d'anciens francs, plus un joueur, l'international luxembourgeois Camille Libar, un inter de qualité.

Les débuts de Cisowski, un grand nom du football français

Dans le même temps, le FC Metz recrute un jeune gardien au talent prometteur : François, dit " Frantzel " Remetter, international France Amateur, militaire et futur international France A ET B (26 sélections). Venu du Thillot (88), " l'homme à la casquette " justifie très rapidement la confiance placée en lui, puisqu'à l'issue de la saison 1950-1951, après un an de pénitence, le club remonte en Division 1, grâce à une excellente place de second, à 4 points de Lyon. En Coupe de France, cette année-là, le FC Metz réussit l'exploit de battre, en 32e de finale, le grand Stade de Reims, par 3-1 à Lille. Le onze rémois, détenteur de la Coupe, équipe-phare de la division supérieure, défait par un représentant de la seconde division... un véritable camouflet. Précision révélatrice : le meilleur buteur de deuxième division - auteur de 25 buts - est messin, il a 23 ans et s'appelle Thadée Cisowski. " Mimile " Veinante - l'homme aux 27 sélections - est parvenu à ses fins : l'équipe est remontée pour rejoindre l'élite du football français.

Malgré cette réussite incontestable, Raymond Herlory se sépare de son entraîneur. Le successeur désigné de Veinante est Elie Rous, ex-coach de l'OGC Nice. L'entraîneur le plus intellectuel de France. Mais sa culture va de pair avec un sens aigu de la psychologie, un charisme certain et une autorité naturelle, presque magnétique. Excellent pédagogue, aussi fin analyste qu'efficace meneur d'hommes, il est très rapidement surnommé le " sorcier " ou encore le " prophète ". Sous l'impulsion de son " sorcier ", la réussite ne tarde pas à sourire au FC Metz, qui après avoir longtemps caracolé en tête du championnat de France, termine la saison 1951-1952 à une très honorable 5e place à 8 points du champion, l'OGC Nice. Que ce serait-il passé si Thadée Cisowski, le buteur phénoménal, n'avait pas été blessé lors de son premier match en équipe de France A contre l'Autriche (2-2) le 1er novembre 1951, à Colombes...verdict : une double fracture du tibia...

Malheureusement pour tous les mordus du FC Metz, " CISO ", le gentleman des surfaces, est transféré à l'orée de la saison suivante pour le Racing Club de Paris. Transfert record pour l'époque : 12 millions d'anciens francs. Le FC Metz ne se remettra pas du départ de son glorieux meneur de jeu, la venue de l'Argentin Roberto Aballay, un artiste de grand talent, auparavant au FC Nancy, est insuffisante pour enrayer le déclin du FC Metz, qui, de 1953 à 1957, flirte régulièrement avec la descente en Deuxième division jusqu'à ce qu'il soit relégué à l'issue de la saison 1957-1958. Les résultats ne suivent plus, et la valse des entraîneurs ne peut rien pour enrayer la chute : Emile Rummelhard (3 saisons de 1953 à 1956), Jacques Favre (3 saisons de 1955 à 1958) puis Marcel Tomazover, Désiré Koranyi et Robert Lacoste (saison 1958-1959)...


Partenaires principaux

Le Républicain Lorrain Nike Big Ben Conseil Général de Moselle Leclerc Moselle Groupe Theobald Tree Top

Diffuseur L2

C Foot
Copyright 2010 FCMetz.com
Contact - Mentions légales