dans une situation difficile et s'apprête à jouer une rencontre
qui pourrait s'avérer déterminante pour son avenir. Comment aborder
ce nouveau passage délicat de la vie du club, staff, joueurs, supporters
et dirigeants réunis ? En homme d'expérience, Jean Fernandez a
dicté la voie à suivre : « il faut être
positif ». Soit. N'utilisons pas l'expression « positive
attitude » naguère cuisinée à toutes les sauces,
elle ne fait plus (bonne) recette. Affirmons plutôt, en ces temps de frénésie
intergalactique, notre choix de rejoindre le côté clair de la force.
Cette confrontation doit avant tout être une possibilité de soulager
le peuple grenat : « Pour nous, c'est une opportunité
extraordinaire d'offrir à tous les gens qui nous soutiennent un plaisir
immense », ajoute le coach messin. Après tout, que
pourrait-on espérer de mieux que le club de la Ville Lumière pour
éclaircir l'horizon des Grenats ?
« Une finale de coupe »
Commençons par ce que nous offre de temps à autre le classement
de Ligue 1 : une contre-indication. En effet, si l'adversaire du soir occupe
la neuvième place, il n'a rien d'une équipe du « ventre
mou ». Depuis son début de saison difficile, le PSG a redressé
la barre sous les ordres de Laurent Fournier et ambitionne désormais
une qualification en coupe Intertoto. La dernière production des Parisiens
atteste également de ressources morales qui lui faisaient défaut
jusqu'à maintenant. Menés 2-0, ils ont finalement décroché
un match nul dans les dernières minutes de la partie. L'auteur du but
de l'espoir, Sylvain Armand, est toutefois incertain en raison d'une blessure
à la cheville. Edouard Cissé est quant à lui suspendu et
ne sera pas du voyage.
Malgré tout, lorsqu'on joue le maintien, on ne peut accueillir cette
équipe qu'avec respect. Il en découle la récurrente ligne
de conduite à tenir pour créer la sensation. « Au
niveau des qualités intrinsèques, nous ne pouvons pas rivaliser
avec Paris, explique Fernandez. Ce soir, on peut laisser l'organisation
de côté, elle n'aura que peu d'importance. Nous devons jouer sur
notre état d'esprit pour remporter ce match. » Certes,
un match nul pourrait suffir au bonheur des Lorrains si dans le même temps,
les résultats de ses poursuivants lui étaient favorables. Mais
cette hypothèse ne trottera pas dans les têtes messines, l'effet
serait néfaste. Les calculettes ne seront pas de sortie avant la 90ème
minute : « Il ne faut pas se préoccuper des autres
et rentrer sur la pelouse pour gagner, comme s'il s'agissait d'une finale de
Coupe ». Avec qui et avec quel système de jeu ? Il
faudra patienter pour le savoir. Seule certitude : Ogbeche est d'ores et déjà
hors piste. Pimenov, en délicatesse avec un genou, reste incertain.
Qu'importe. Le stade Stade Saint-Symphorien, rempli à son maximum, contiendra
suffisamment de coeurs grenats pour pallier toutes les absences. Et quelque
part en ses tribunes seront assis une kyrielle d'anciens grenats. Meilleurs
témoins du passé du club, ils ne seront sans doute pas les derniers
à se réjouir... si d'aventure le onze lorrain parvenait à
clarifier son futur.
Metz – Paris, 37ème
journée de Ligue 1
Stade Saint-Symphorien, samedi 21 mai à 20h45
Arbitre : Monsieur Coué
