Lucas, pouvez-vous nous narrer votre enfance ?
J’ai grandi à Ivry-sur-Seine avec mes parents et ma sœur. Nous avons toujours vécu comme ça, avant que je ne quitte le cocon familial pour jouer au football. Je reste très proche de ma famille et je suis toujours très heureux de les retrouver. C’est vraiment le plus important, et bien plus que le football. Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui car je leur dois tout. Ils me rendent visite très souvent dans la saison et cela me fait beaucoup de bien. J’ai quitté le foyer familial à 14 ans, et je pense que je l’ai plutôt bien vécu, car j’étais prêt à passer ce cap. J’ai toujours été matrixé par le football et prêt à tout donner pour réussir dans ce sport. »

Comment êtes-vous tombé amoureux de ce sport ?
Mon papa aimait bien le football mais sans plus. Quand j’étais tout petit, je regardais beaucoup de match à la télévision et j’ai rapidement su que je voulais faire de ce sport ma vie. J’ai signé ma première licence à Ivry-sur-Seine. C’était le club de ma ville, et le plus proche de chez moi donc c’était facile pour aller m’entraîner. J’ai ensuite franchi un cap en rejoignant le Paris FC. Je garde vraiment que des bons souvenirs de mes années en région parisienne. Nous battions presque tout le monde et j’ai pris énormément de plaisir. La plupart des joueurs de cette génération sont parvenus à signer professionnel comme Mathys Tel (Bayern Munich), Ilyes Housni (Paris SG) ou encore Romaric Etonde (AS Monaco). Nous sommes encore en contact régulier grâce à nos groupes Snapchat (rires).
« Ma famille, c’est vraiment le plus important »
Vous rejoignez l’AS Monaco dès 15 ans. Pourquoi quitter la région parisienne pour le Sud de la France ?
J’avais des sollicitations d’autres clubs, mais mon choix s’est rapidement porté sur l’AS Monaco. Là-bas, j’ai vraiment été impressionné par les installations. Pour moi, c’était un choix naturel. J’étais vraiment très fier qu’un grand club s’intéresse à moi et je me suis tout de suite senti comme chez moi sous les couleurs monégasques.
Trois ans plus tard, vous signez votre premier contrat professionnel avec le club de la Principauté. Quel était votre sentiment à ce moment ?
J’étais extrêmement fier et heureux, mais je savais que c’était qu’une première étape. Ce n’était que le début, c’était loin d’être terminé. Je devais encore prouver beaucoup de choses.
En mai 2023, vous fêtez votre première en Ligue 1. Comment l’avez-vous vécu ?
C’était quelques jours avant l’officialisation de ma signature en tant que professionnel. Je m’en souviens parfaitement. C’était la dernière journée de championnat face à Nantes, et je l’ai vécu comme une concrétisation de tout le travail réalisé jusqu’ici notamment au centre de formation.

Justement, en parlant de centre de formation, la victoire en Coupe Gambardella est-il votre meilleur souvenir en tant que footballeur ?
Je ne sais pas si c’est le plus beau, mais il en fait partie, c’est une certitude. Ce jour-là, nous remportons cette prestigieuse épreuve au Stade de France, face à Clermont. Je suis en plus décisif car j’offre deux passes décisives. C’est un moment incroyable et j’étais vraiment très heureux, car c’était à Paris donc j’ai joué devant toute ma famille et mes amis.
Cet hiver, vous avez décidé de rejoindre le FC Metz sous la forme de prêt. Pourquoi ce choix ?
Le FC Metz avait déjà tenté de me faire venir cet été. Donc, quand il est revenu cet hiver, je n’ai pas hésité longtemps. Quand un club te sollicite depuis plusieurs mois, cela donne envie. Cela m’a confirmé que les dirigeants me voulaient vraiment et évidemment, cela a pesé dans la balance. C’est une très belle opportunité pour moi.
Quels objectifs vous êtes-vous fixé en Moselle ?
L’objectif numéro un est collectif. Si je suis venu ici, c’est pour aider le club à se maintenir en Ligue 1. C’est vraiment ma priorité. À titre personnel, j’ai également envie de prendre du temps de jeu, car je n’en ai pas eu beaucoup à l’AS Monaco. J’ai aussi envie d’être décisif au maximum, marquer des buts et offrir des passes décisives à mes coéquipiers. L’objectif est de prendre mon envol et de connaître un maximum de titularisations en Ligue 1.
« J’ai envie d’être un maximum décisif »
À Metz, vous retrouvez une vieille connaissance…
Oui, effectivement. Je connais très bien Romain Jean-Baptiste (ndlr : Âgé de 19 ans, Romain Jean-Baptiste est le quatrième gardien messin. S’il s’entraîne quotidiennement avec le groupe professionnel, il est sous contrat stagiaire). Nous nous sommes rencontrés au Paris FC et nous étions très proche. Nos parents respectifs le sont également et se voient encore fréquemment aujourd’hui. J’ai un lien très fort avec lui. À l’époque, après les entraînements, j’allais souvent goûter chez lui et j’ai même passé plusieurs réveillons de Noël en sa compagnie et celle de sa famille.
Pour finir, le 17 novembre 2025 vous rappelle-t-il quelque chose ?
C’est mon premier match avec l’Équipe de France Espoirs non ? C’était vraiment une très grande fierté d’être convoqué et d’entrer en jeu. Je sais qu’en France, il y a un vivier plus qu’important et faire partie de cela, c’est vraiment incroyable. Évidemment, je souhaite porter à nouveau le maillot des Bleuets. Je croise les doigts et je ferai tout pour réussir à y parvenir rapidement.