Metz - Clermont, je réserve ma place

Arthur Atta : « Le plaisir sera décuplé si nous réussissons notre objectif »

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Vous êtes arrivé à Metz en 2019, quatre années plus tard vous avez signé votre premier contrat professionnel. Vous avez donc connu vos premières minutes en professionnel avec votre club formateur, qu’avez-vous ressenti à ce moment-là ?

Arthur Atta : « C’est une très grande fierté ! J’ai commencé le football à Rennes et c’est là-bas que j’ai appris les bases de ce métier, mais c’est bien ici, à Metz, que j’ai le plus appris. C’est le FC Metz qui m’a façonné et préparé pour le haut niveau. En Moselle, j’ai pris conscience que je pouvais devenir professionnel. Je n’étais pas au centre de formation à Rennes et avant d’arriver ici, par exemple, je n’avais jamais doublé les séances d’entraînement et je ne faisais jamais de musculation. J’ai pris conscience que je n’en avais sans doute pas fait assez avant pour atteindre mon rêve de devenir professionnel. »

Justement, quel regard portez-vous sur vos premiers mois au sein du groupe professionnel ?

A.A. : « Je pense que je suis encore dans une phase d’apprentissage. La première année, j’ai pleinement découvert le haut niveau. Grâce à cette expérience, je suis désormais plus à même de comprendre ce que je suis en train de vivre. Aujourd’hui, je pense que je sais davantage gérer mes émotions et ma frustration. La saison dernière, j'ai moins joué en fin de saison et cette année, c’est plutôt l’inverse, j’ai débuté sur le banc. Pourtant, j’ai géré cela de manière différente entre les deux saisons. »

Comment cela s’est concrétisé ?

A.A : « J’ai compris qu’il fallait encore davantage travailler et ne rien lâcher. C’est un discours lambda, mais que tu peux ne pas forcément comprendre au début. Aujourd’hui, je le comprends beaucoup mieux. C’est simple, quand tu ne joues pas, tu as envie de jouer, donc à un moment, il faut s’en donner les moyens. Cela a été parfois frustrant à vivre, mais tu dois essayer de trouver une solution pour jouer. Baisser les bras ? Ce n’est pas mon genre, et c’est trop facile de réfléchir comme cela. Si je ne fais rien, l’année passera, je n’aurais rien montré et je n’aurais même pas aidé le collectif. Il faut donc compléter l’absence de compétition par les performances à l’entraînement. Je savais qu’en continuant à travailler à l’entraînement, j’allais être récompensé. » 

Vous êtes âgé de 21 ans et vous semblez déjà faire preuve d’une grande maturité. Comment l’expliquez-vous ?

A.A. : « Lorsque tu aimes quelque chose, tu es à l’aise et moi j’aime le football, cela répond peut-être en partie à cette question (rires). Pourquoi je stresserais ou je paniquerais en faisant ce que j’aime par-dessus tout ? Cela reste du football. Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours appris à avoir le ballon et aujourd’hui, j’ai toujours encore envie d’être en possession du ballon. Plus je le touche, mieux je me sens. Lorsque tu joues au football, tu ne peux pas te cacher. Quand je vois un partenaire en difficulté, j’ai toujours le besoin d’être là pour lui proposer une solution. Même dans des zones à risque, je me propose alors que cela peut parfois être dangereux, mais j’y vais car je pense être capable de nous sortir de cette situation et je ne me vois pas laisser mon coéquipier seul. »

Parfois, votre maturité peut être confondu avec de la nonchalance aux yeux de certains…

A.A. : « Effectivement, on me l’a déjà dit, mais ce n’est pas du tout le cas. C’est peut-être dû à ma taille. L’an dernier, après mon premier but en professionnel à Amiens (0-2), on m’avait fait remonter certains commentaires sur les réseaux sociaux pensant que mon interview d’après-match laissait croire que je me moquais de ce premier but. Évidemment, ce n’était pas le cas. Pour moi, il n’y avait juste rien d’exceptionnel. C’était un but, j’étais évidemment très content, mais je ne comptais pas m’arrêter là. C’est simplement que je ne suis pas forcément quelqu’un de très expressif, car je sais contenir mes émotions. Je sais aussi que la moindre phrase est analysée, parfois mal interprétée et peut laisser croire des choses fausses à mon sujet. Je sais dire ce qu’il faut dire et ne pas dire ce qu’il ne faut pas dire, je contrôle mes propos. »

À côté de cela, vous êtes un personnage très discret en dehors des terrains. 

A.A. : « Ma discrétion, c’est une façon de me protéger. Mais, lorsque tu me connais vraiment, tu sais que je peux avoir ce fameux lâcher prise et que j’aime beaucoup rigoler et faire des blagues. En revanche, tout ce qui est public, ce n’est pas forcément mon truc. »

Justement, grâce à votre bonne humeur, vous semblez faire le liant entre les anciens et les plus jeunes dans le vestiaire, non ?

A.A. : «   Oui, mais je ne suis pas le seul. Honnêtement, nous avons un excellent groupe avec une très belle ambiance. Nous nous entendons tous bien et ça chambre beaucoup notamment grâce au jeu que nous avons à l’entraînement (rires). »

Quel est ce jeu ?

A.A. « On l’appelle le « jeunes contre vieux » et je peux dire qu’il fait des ravages cette année. Le principe est de marquer le plus de buts en une touche de balle et après chaque séance où on le fait, ça chambre beaucoup. Surtout que nous les jeunes, on perd 13-4 actuellement. Mais c’est plus facile de jouer en une touche pour les vieux, nous on aime bien toucher le ballon. Aussi, je soupçonne l’arbitre d’avantager les anciens (rires). C’est aussi grâce à ce jeu que nous sommes tous très proches. »

Pour finir, avez-vous conscience d’être l’un des chouchous de Saint-Symphorien ?

A.A. : « Ah oui, vous pensez ? Clairement, je n’en avais pas conscience. Je savais que j’étais apprécié. C’est sans doute aussi dû au fait que je viens du centre de formation et par mon style de jeu. Un côté élégant ? Peut-être, mais le but c’est surtout que cette élégance serve la performance. J’étais content d’avoir marqué à Reims, et maintenant j’espère qu’il y en aura d’autres pour aider l’équipe notamment à domicile. Pour le maintien, nous sommes conscients que cela sera compliqué. Même si nous sommes en difficulté, nous prenons du plaisir et celui-ci sera décuplé si nous réussissons notre objectif. Nous avons qu’une envie, c’est d’aller chercher ce maintien, et c’est un challenge très excitant. Pour réussir, il ne faut surtout pas s’affoler et ne pas jouer avec le frein à main. »

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