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Jean-Armel Kana-Biyik : "Tout est encore possible"

À quelques jours de la réception du RC Lens, Jean-Armel s'est confié et évoque notamment le sprint final qui attend les Grenats.

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Jean-Armel, votre équipe sort d’une courte défaite en terres stéphanoises (1-0). Quel sentiment dominait après cette rencontre ? 

Jean-Armel Kana-Biyik : « Évidemment, on a ressenti énormément de déception et de frustration, parce qu’on pouvait ramener quelque chose de ce déplacement. Malheureusement, on n’a pas pu le faire. Peut-être avons-nous été submergés par l’enjeu et l’ambiance qui régnaient autour de ce match. C’est dommage, car on pouvait envoyer un message fort à nos adversaires et faire le plein de confiance pour cette fin de championnat ». 

Il vous reste encore onze matches pour aller décrocher ce maintien tant espéré …

J.A.K-B : « On dit souvent de ne pas remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui. Malheureusement, c’est quelque chose qu’on a trop souvent répété ces derniers temps. Jusqu’à quand pourra-t-on dire cela ? Il ne reste que onze matches, donc il va falloir tout mettre en œuvre pour récolter des points dans les temps, avant qu’il ne soit trop tard ». 

Malgré la situation et le classement actuels, le FC Metz peut miser sur une assise défensive assez convaincante dont vous faites partie. Est-ce là un point essentiel dans la quête de points ?

J.A.K-B : « On dit toujours que pour gagner des matches, il faut être solide défensivement. C’est quelque chose qu’on a pu voir depuis le match nul à Troyes (0-0, le 6 février 2022). On a enchaîné quelques clean sheets qui ont mis en avant nos arguments dans ce domaine. Il faut trouver cette même solidité offensivement pour changer le cours des choses ». 

Dans votre carrière, vous avez connu plusieurs luttes pour le maintien en Ligue 1. Que vous ont apporté ces expériences ? 

J.A.K-B : « On apprend que tout peut se jouer à la dernière minute. C’est ce qu’il s’est passé avec Toulouse en 2016. Tant que rien n’est acté, tout est encore possible. Pour ne pas arriver à ce genre d’émotions extrêmes, il faut mettre en place tout ce qui est possible, car cette situation est éprouvante aussi bien physiquement que mentalement ».

2016, c’est également l’année de votre départ du championnat de France. Étiez-vous heureux de retrouver l’Hexagone lors de votre signature au FC Metz, en janvier dernier ?

J.A.K-B : « Après Toulouse, j’estimais que je devais voir autre chose. J’ai passé cinq années en Turquie, où j’ai joué pour deux clubs. J’étais content de revenir dans ce championnat français, qui a beaucoup changé depuis mon départ. Il était déjà en transformation à l’époque, mais il a complétement changé ces cinq dernières années. Il est devenu beaucoup plus attractif et beaucoup plus suivi. C’est un réel plaisir d’être revenu et de pouvoir me frotter à des joueurs de très haut niveau. »

Quelle est l’image de la Ligue 1 en Turquie ? 

J.A.K-B : « Toutes les personnes que j’ai côtoyées là-bas estiment que la Ligue 1 est un des meilleurs championnats d’Europe. Pour eux, c’est l’un des plus difficiles physiquement. Un de mes entraîneurs en Turquie m’a dit qu’à partir du moment où on a joué en France, on peut jouer n’importe où par la suite ». 

Au FC Metz, vous avez retrouvé Frédéric Antonetti, que vous avez bien connu lors de votre passage au Stade Rennais …

J.A.K-B : « Ça n’a pas été tout de suite facile à Rennes ! Je ne suis pas arrivé dans les meilleures conditions, car j’arrivais du Havre en Ligue 2. À vingt ans, je faisais un peu ce que je voulais, et en arrivant à Rennes, je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout comme ça que ça se passait. Je devais franchir un niveau, et Frédéric Antonetti me l’a fait savoir à sa manière. De fil en aiguille, je suis devenu un joueur professionnel. J’étais en concurrence avec Kader Mangane et Onyekachi Apam. Quand celui-ci s’est blessé, le coach a préféré faire jouer Rod Fanni en défense centrale. J’avais un concurrent supplémentaire, mais à force de travailler, l’opportunité s’est présentée. Je l’ai saisie et je ne suis plus sorti de l’équipe ». 

Récemment, en conférence de presse, votre entraîneur a souligné vos qualités qu’il a perçues dès votre première collaboration en Bretagne. Est-ce quelque chose qui vous a touché ? 

J.A.K-B : « Bien sûr, ça fait toujours plaisir que le travail qu’on fournit soit reconnu. Cela veut dire que mes qualités ont marqué le coach, et c’est peut-être pour cela qu’il m’a rappelé au FC Metz. Après, quand tu travailles avec des personnes correctes et franches, j’ai toujours envie de me battre pour elles. Le coach en fait partie ». 

Pour terminer, quel regard portez-vous sur votre adversaire du jour, le RC Lens ?

J.A.K-B : « C’est une équipe qui me fait penser au Stade Rennais lorsque j’y jouais, c’est-à-dire forte physiquement. Il y a des jeunes joueurs qui côtoient des joueurs plus expérimentés. C’est une équipe qui a de nombreuses qualités, donc on s’attend à un match compliqué. Mais aujourd’hui, il n’y a aucun calcul à faire. Il ne faut pas s’intéresser aux résultats des autres, mais concentrons-nous sur nos matches ! »

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