Hassan M'Barki : "Il n'y a pas de recette miracle"

Ces dernières saisons, le Sarreguemines FC a renversé quatre équipes de Ligue 2 et inscrit sept buts au passage. La totalité de ces réalisations est l'oeuvre d'Hassan M'Barki. Qui de mieux que le bourreau des clubs du deuxième échelon national pour nous présenter le derby mosellan ?

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Hassan M'Barki, depuis trois ans, le Sarreguemines FC s'est habitué aux longs parcours en Coupe de France. Quelle est la recette miracle ?

H.M. : " On a la chance d'avoir un entraîneur très minutieux. Il travaille énormement et nous donne les points forts et faibles de nos adversaires avant chaque rencontre. Dans l'effectif, tous les joueurs sont très attentifs, sérieux et prêts à tout faire pour gagner ! Il n'y a pas vraiment de recette miracle, c'est simplement le fruit du travail."

Eliminer quatre équipes de Ligue 2, ce n'est tout de même pas donné à tout les clubs amateurs...

H.M.: "Oui, mais il faut savoir que l'on est une vraie bande de potes. La plupart des joueurs ont grandi ensemble et beaucoup sont passés par des niveaux supérieurs, ou sont formés dans des clubs professionnels. Mais je ne pense pas que cela soit des exploits. On peut parler d'exploit pour notre première qualification face à un club de ce niveau mais au bout de quatre, ce n'est plus un exploit."

"J'ai PLUS DE LIBERTÉ QU'EN CHAMPIONNAT"

Sarreguemines vit un véritable amour avec la Coupe de France, et c'est aussi votre cas puisque vous avez inscrit la totalité des buts face à ces clubs de Ligue 2. Comment expliquez-vous votre insolente réussite ?

H.M. : "On me laisse beaucoup plus de liberté qu'en championnat et j'en profite. En championnat, dès que je touche un ballon, j'ai tout de suite deux ou trois joueurs qui me collent de très près. Ce n'est pas le cas face à ces clubs de Ligue 2. Lorsqu'on est un club professionnel, je ne pense pas que l'on connaisse les clubs amateurs. Nous sommes des petits joueurs inconnus et c'est ça qui fait notre force."

Lorsque, dans le passé, on a déjà écarté deux équipes du haut de tableau de Ligue 2, est-on inquiet avant de recevoir le FC Metz ?

H.M. : "Non ! Franchement, si on a peur avant de recevoir le FC Metz, cela ne sert à rien de jouer ce match. Il serait perdu d'avance. On sait très bien que l'on a une chance minime mais on va essayer de saisir la moindre occasion pour passer. Dans le passé, nous avons réussi à éliminer deux équipes qui sont montées en Ligue 1 en fin de saison. Dimanche, cela risque d'être encore plus difficile car Metz ce n'est pas le même niveau que Reims ou Dijon, des équipes que nous avons éliminées dans le passé. Je suis persuadé que le FC Metz est largement au-dessus de ces deux équipes et qu'elle est beaucoup plus complète. La preuve, dix internationaux ne pourront pas être présents, mais le FC Metz alignera tout de même une équipe avec un très fort potentiel."

"CE N'EST PAS UN MATCH BANAL"

Cette rencontre est-elle préparée différemment des autres ?

H.M.: "À l'entraînement, tout le monde se donne un peu plus que d'habitude car chacun souhaite jouer cette rencontre. Ce n'est pas un match banal mais il est préparé comme tous les autres. C'est à dire avec beaucoup d'intensité, de travail et de sérieux."

Vous avez réalisé de nombreuses performances dans cette épreuve, mais au final, quel est votre plus beau souvenir ?

H.M. : "Individuellement, je citerais la première qualification face à un club de Ligue 2, Dijon. Je réalise un doublé alors que nous étions menés au score. Concernant le meilleur souvenir collectif, cela remonte à l'année précédent cet exploit face à Dijon. Au septième tour, nous nous sommes rendus en Guadeloupe. Nous avons ramené la qualification et nous y avons passé une semaine magnifique. On était tout le temps ensemble et rien ne peut égaler cette aventure. Au tour suivant, nous sommes tombés face à Auxerre (0-4), mais cela reste tout de même une très belle année."

À contrario, y-a-t-il un pire souvenir ?

H.M. : "Oui, c'est le 16e de finale de Coupe de France face à Granville, il y a deux ans. Lors du tirage au sort, on avait déjà pris un coup au moral. Après deux victoires à domicile face à deux équipes de Ligue 2, on devait se déplacer chez une CFA2... C'était le pire tirage possible ! On espérait tellement recevoir un club de Ligue 1 et la défaite n'a pas arrangé notre déception du tirage."

Photo : Sarreguemines FC

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