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B. Sarr : « Il y a beaucoup plus d’expérience »

A l’occasion de la rencontre entre Marseille et Metz, qui se déroulera le dimanche 16 octobre à 20h45, Bouna Sarr a accordé un entretien au fcmetz.com. Le milieu offensif nous parle de la première année à l’OM, son début de saison et de son club formateur, le FC Metz.

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Bouna, au cours de l'été 2014, vous avez quitté le FC Metz pour l’Olympique de Marseille. Comment s’est passée votre intégration dans la Cité Phocéenne ?

Bouna Sarr : « Elle s’est bien passée. J’ai pu découvrir ici un nouvel environnement, de nouvelles méthodes de travail. L’OM est un grand club, que tout le monde connaît. Il est certain que cela a été un véritable challenge pour moi de venir à Marseille, mais le défi ne me fait pas peur. Je suis un joueur ambitieux qui a toujours aspiré à jouer au haut-niveau. Toutefois, je suis triste d’avoir quitté Metz suite à la relégation. Elle a affecté tout le monde au club, moi y compris, car j’ai passé de très belles années en Lorraine. Le FC Metz reste mon club formateur, mon club de cœur. Ce fut difficile de partir. »

On peut dire que votre première saison sous les couleurs olympiennes a été « agitée » : la démission de Marcelo Bielsa, les critiques et interrogations autour Michel, les rumeurs sur la vente du club. Est-ce que tout cela peut affecter un joueur ?

BS : « Nous avons beau essayer de rester concentrés sur le terrain, tout ce qui s’y passe autour arrive forcément jusqu’à nous. Les joueurs en tiennent compte, mais personnellement cela ne m’a jamais dérangé. En arrivant ici, j’avais été prévenu qu’il y avait toutes sortes de rebondissements autour du club. Marseille reste Marseille, il faut s’y préparer. L’équipe est restée soudée, concentrée sur le travail tout au long de la saison passée. Avec l’officialisation cet été de Franck Passi au poste d’entraîneur et d’une nouvelle direction, nous sommes tournés vers l’avenir. »

D’un point de vue personnel, cette saison a bien mieux commencée que la précédente (25 matches, 8 titularisations). Cette année, vous avez déjà participé aux huit premiers matches et avez été titulaire quatre fois. Est-ce que cela est dû à l’arrivée de Franck Passi à la tête du groupe ?

BS : « Je pense, oui. Il ne faut pas oublier que, lorsque je suis arrivé à Marseille, il était l’adjoint de Bielsa qui me désirait et qui a fait beaucoup pour ma venue. Je sens que cette saison, il compte sur moi, il veille à ma progression. C’est quelque chose d’important pour un joueur de football, j’ai envie de lui rendre la confiance qu’il m’accorde. »

Nous avons remarqué que vous évoluez tantôt sur l’aile, tantôt dans l’axe en soutien de l’avant-centre. Avez-vous une préférence pour l’un de ces postes ?

BS : « Comme à Metz, j’aime bien occuper tous les postes offensifs. Je suis le genre de joueur qui n’aime pas rester sur sa position, qui préfère dézoner. Du coup, je m’adapte facilement aux demandes de l’entraîneur. »

D’autant plus que Marseille dispose d’autres joueurs comme Rémy Cabella, Florian Thauvin et Clinton Njie qui permettent différentes combinaisons offensives. Comment se passe la concurrence entre vous ?

BS : « La concurrence est saine. Vous savez, c’est comme dans tous les clubs, tout le monde cherche à gagner sa place. Il n’y a aucun problème entre nous. Nous avons à peu près le même âge, Florian Thauvin, Rémy Cabella et moi. Nous sommes amis en dehors du terrain et on s’entraide. Il y a une bonne entente entre nous. En complément, un joueur comme Bafé Gomis nous donne des conseils, il nous aide. Il a un peu un rôle de grand frère finalement. »

Cette bonne entente se ressent dans le jeu mais les résultats peinent à suivre. Comment l’expliquez-vous ?

BS : « Nous ne sommes pas récompensés pour le moment. Le collectif doit encore mûrir, continuer à apprendre, mais nous avons de la qualité, tout le monde le sait. Et puis, la saison est encore longue, il nous reste beaucoup de points à prendre, il nous suffit de rectifier nos erreurs, comme celles à Rennes (3-2), à Nice (3-2) et surtout à Angers (1-1), où nous encaissons un but à la dernière minute. Nous avons certains automatismes à régler, mais la progression vient au fil des matches. Elle passera notamment par un bon résultat face au FC Metz dimanche. »

A ce propos, en tant qu’ancien Messin, quel est votre point de vue sur le parcours actuel des Grenats ?

BS : « Dès que j’en ai la disponibilité, je regarde leurs matches. Ce qu’ils font actuellement me fait penser au début de saison que nous avions fait il y a deux ans, donc il ne faut pas trop s’enflammer. La différence avec le groupe de 2014 ? Il y a beaucoup plus d’expérience, des joueurs sur lesquels le groupe peut s’appuyer. L’équipe a toutes les qualités pour se maintenir, mais il va leur falloir être plus solides à domicile et faire en sorte que lorsqu’un adversaire arrive à Saint-Symphorien, il se dit qu’il lui sera difficile de prendre des points. »

Alors qu’à l’extérieur, le FC Metz est plus en réussite…

BS : « Les Messins sont certes plus à l’aise à l’extérieur, mais nous sommes pour l’instant invaincus à domicile, avec deux victoires et deux nuls. Nous allons devoir rester attentifs. »

Etes-vous toujours en contact avec des joueurs messins ?

BS : « Je suis toujours en lien avec certains oui, notamment ceux avec qui j’ai fait ma formation,  comme Romain Métanire, Gaëtan Bussmann et Yeni Ngbakoto. Je parle toujours avec d’autres joueurs qui sont restés en Lorraine, je pense à Jonathan Rivierez ou David Oberhauser par exemple. Nous parlons parfois du temps où nous jouions ensemble. Mais avec le match qui se profile, nous sommes rentrés dans le vif du sujet et nous commençons déjà à nous chambrer un peu (rires). »

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