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C’est sans appel !

Vainqueurs du derby retour à Marcel-Picot (0-1) après avoir remporté la manche aller, les Grenats offrent la suprématie régionale à leur public et s’offrent le luxe de disposer désormais de dix unités d’avance sur le quatrième. Bel après-midi !
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Il y avait donc bien un plan anti-Louis. Albert Cartier avait ménagé le suspense avant ce derby mais à l’heure de dévoiler la composition de son onze de depart, il n’était plus question de se cacher. En alignant un inhabituel 4-1-4-1 avec Mayoro N’Doye juste devant la ligne de défense, il devint relativement clair que le jeune Sénégalais avait reçu pour mission de marquer l’arme fatale de l’ASNL à la culotte. 
 
Une mission dont il s’accomplit au plus-que-parfait puisque dès la demi-heure de jeu, les Nancéiens ne pouvaient plus compter sur leur Haïtien maison : et pour cause, après avoir reçu deux cartons jaunes pour deux fautes commises sur sa sangsue attitrée (18°, 29°), il écopait d’un carton rouge qui le renvoyait définitivement aux vestiaires.
 
Tel un guerrier s’étant sacrifié pour son camp, Mayoro N’Doye laissait quelques minutes plus tard et dès avant la pause sa place à Thibaut Vion (35°), non sans avoir au passage été chaleureusement salué par son entraîneur.  Le jeune attaquant en provenance de Porto fut quant à lui chargé d’épauler Diafra Sakho en attaque et de contribuer à dynamiter la solide arrière-garde locale.
 
Il faut dire que le meilleur buteur du championnat n’avait eu jusque-là que des miettes à se mettre sous les chaussures. Les Grenats s’étaient pour l’essentiel concentrés sur leur tâche défensive et attelés à maintenir uni leur bloc que les joueurs de Pablo Correa tentaient de percer par tous les moyens, et surtout par la technique et la vitesse de leurs latéraux. Ces derniers faillirent bien parvenir à satisfaire leur public échaudé, quand Cuvillier déborda côté gauche et centra pour Benjamin Moukandjo, de retour en grâce chez les siens, qui trompa Carrasso (37°). Sauf que ces deux sauveurs étaient signalés hors-jeu par l’arbitre-assistant, une situation confirmée par les images. 
 
Ce n’était donc pas le soir, pardon l’après-midi, de l’AS Nancy-Lorraine. Loin de démériter à dix contre onze mais obligés de se découvrir pour s’approcher de la surface messine, les Rouge et Blancs finissaient par flancher juste avant la mi-temps. Yéni Ngbakoto, parti sonner l’abordage, centrait au second poteau pour Kévin Lejeune dont la remise de la tête devant le but trouvait l’inévitable Diafra Sakho (0-1, 45°). Comme si le but marqué contre Clermont la semaine passée avait servi de répétition générale sur la grande scène de Marcel-Picot.  Le FC Metz dispose en ses rangs du meilleur buteur (15 buts) et du meilleur passeur de Ligue 2 (10 passes) : deux cartes maîtresses que les Grenats savent apparemment sortir de leur manche aux moments idoines !
 
La seconde période s’avéra beaucoup moins rythmée que la première, Nancéiens et Messins paraissant un peu émoussés de l’énergie dépensée durant le premier acte, autant physiquement que mentalement. Peut-être coupables d’un petit relâchement légitime, les porteurs du maillot à la Croix de Lorraine offraient moins de solutions au porteur du ballon : en témoignent ces centres de Métanire (53°, 63°), Vion (50°) ou Ngbakoto (57°) dont la course termina en sortie opposée, en témoignent également les frappes lointaines tentées par Rocchi (67°) et Ngbakoto (71°), dont aucune ne trouva le cadre. 
 
La lumière aurait pu jaillir d’un numéro exceptionnel de Diafra Sakho dans la surface : après avoir éliminé trois joueurs, il servit Rocchi en retrait mais celui-ci était proprement découpé par derrière par Alexandre Cuvillier qui venait pour l’anecdote (ou pas) d’être sanctionné d’un carton jaune et qui s’en sortit blanc comme un nouveau-né sur ce coup-là (78°) ; pire, le numéro 7 messin écopait d’un carton jaune pour n’être pas sorti du terrain suffisamment vite après s’être fait soigner. Va comprendre, Marcel.
 
Les Nancéiens ne renonçaient pas pour autant. En infériorité numérique, ils ne purent faire autrement que d’abuser des longs ballons ou des centres pressés pour chercher les Benjamin(s), Jeannot et Moukandjo (70°, 81°). L’entrée de Karaboué faillit donner raison à Pablo Correa : heureusement que sa tranchante percée conclue par un centre en retrait pour Muratori finissait en eau-de-boudin (88°) et que le centre-tir de Muratori était capté par Johann Carrasso dans les dernières minutes (90°).
 
Cette victoire messine en terre nancéienne n’aura pas été si nette et sans bavure que celle conquise sur la pelouse de Saint-Symphorien il y a six mois, mais le plaisir qu’elle procure est certainement aussi grand. Un succès si ce n’est technique, face à un adversaire qui en avait à revendre, mais au moins un succès tactique et un succès dans la détermination et dans l’envie. Ces trois points permettent au FC Metz de reléguer son voisin à douze longueurs mais surtout de faire fructifier les résultats favorables de la veille de ses concurrents directs dans la course à la montée : avec dix points d’avance sur la médaille en chocolat du quatrième, les Grenats confirment qu’il faudra compter sur eux. En Lorraine, et aussi un peu plus loin. 

Crédit photo : ASNL

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