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A moitié vide ou à moitié plein?

Plombés par une première mi-temps catastrophique, les Grenats ramènent malgré tout le point du nul de leur déplacement contre Luzenac (2-2). Encore une fois, ils ont pu égaliser dans les dernières minutes.
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Que dire d’un tel match ? Quelques enseignements positifs à retirer, parmi lesquels une équipe messine toujours aussi capable de réagir aux buts adverses, une première prestation pleine de justesse de Bruno Cirillo et une rentrée dynamique et déterminante d’Alhassane Keita ; d’autres aussi un peu moins enthousiasmants, parmi lesquels une première période particulièrement ratée de la part du FC Metz et au final un point qui ne le fait guère avancer au classement. Pour l’instant et en attendant la multitude des matches en retard qui touchent ses concurrents, cela lui suffit pour ne pas reculer mais attention : il faudra tout de même changer d’allure pour rester durablement dans la course à la remontée en Ligue 2, un objectif vital pour le club. 

 
Face à une équipe classée seizième de National, il aurait été difficile de débuter plus mal la rencontre. Dès l’entame de match, les Luzenaciens s’imposaient ainsi dans la surface adverse pour distiller plusieurs occasions de choix que les Grenats mirent une mi-temps pour se procurer. Heureusement que Soukouna se ratait complètement sur son coup-franc idéalement placé à l’angle de la surface (3°) et sur sa reprise de volée alors qu’il était seul au point de penalty (7°) et que Carrasso prenait le meilleur sur M’Bongo dans un face-à-face stressant (5°). Cela ne pouvait guère durer à ce rythme sans que le tableau d’affichage ne bouge. C’est finalement sur un corner de Soukouna que la défense grenat se prenait les pieds dans le tapis et laissait M’Bongo crucifier son portier (12°, 1-0).
 
Impuissants dans les duels, imprécis dans la réalisation de leurs contrôles et inappliqués dans leurs passes, les hommes d’Albert Cartier ne pouvaient espérer revenir dans le match sans plus d’implication. Certes, le terrain du Stade du Courbet de Foix qui accueillait cette rencontre se dégradait au fil des minutes, rendant les appuis particulièrement glissants et la maîtrise technique plus incertaine. Toujours est-il que l’entraîneur lorrain avait prévenu ses ouailles, en leur disant que des candidats qui se voulaient légitimes à la remontée en Ligue 2 ne pouvaient faire autrement que s’adapter au mieux à toutes les conditions. 
 
Cet avertissement n’aura pas suffi aux siens pour qu’ils trouvent la recette ce vendredi soir face à cette équipe du LAP qu’ils eurent du mal à maîtriser durant toute la rencontre et surtout pendant la première période. La fébrilité dont ils firent étonnamment preuve ne permit pas aux Messins de démontrer leur supériorité technique en Ariège. Et pourtant, les dernières minutes avant la pause auraient pu être décisives… Après une occasion de Gaëtan Bussmann dont la tête était bien stoppée par Westberg qui se couchait (40°), après un coup-franc de Yéni Ngbakoto toujours admirablement dégagé par l’ancien gardien d’Evian (41°), c’est le capitaine Grégory Proment qui trouvait la faille d’un coup-franc ‘louché’ qui touchait un Messin, puis deux, puis était conclu par une belle tête plongeante de Sakho (1-1, 42°).
 
Encore une fois et comme trop souvent cette saison, un manque de concentration allait pourtant dans la foulée coûter cher aux Lorrains. Sur une mauvaise relance de leurs opposants, le LAP en remettait une couche quelques minutes seulement après que les Grenats pensaient avoir fait le plus dur, par le biais de Makalou monté aux avants-postes (2-1, 45°). 
 
On dit souvent qu’il n’y a pas pire moment pour encaisser un but que juste avant la pause. Les Grenats eurent effectivement du mal à s’en remettre. Il leur fallut presque toute la seconde période pour parvenir à revenir au score, ce qu’ils firent ric-rac dans les cinq dernières minutes. Et heureusement qu’ils le firent !  Albert Cartier avait eu le nez pour effectuer très tôt ses trois changements et infiltrer du sang neuf à son onze de départ. Tour à tour, Lejeune, Keita puis Sarr entraient en jeu et cela allait s’avérer décisif. 
 
Bourgeois avait remis ses coéquipiers dans la bonne direction avant de quitter le terrain en tentant de reprendre de volée un excellent décalage de Keita, malheureusement son tir était dévissé (46°). Cela allait toutefois donner le ton d’un second acte davantage maîtrisé et globalement bien pris en main par les Messins. Leurs offensives se firent plus tranchantes et ils gagnèrent en une sérénité bienvenue. Après différents essais, c’est Alhassane Keita qui prenait ses responsabilités des trente mètres en décochant une puissante frappe à ras de terre qui filait dans le petit filet (2-2, 85°). 
 
Et pourtant… rien ne fut épargné aux Grenats ni à leurs méritants supporters qui avaient fait le très long déplacement jusqu’en Ariège. Car si la recrue messine du mercato effectuait une prestation séduisante, en se montrant souvent bien placée et en distillant des relances ajustées, la recrue luzenacienne se montrait également sous son meilleur angle. Dans les arrêts de jeu, l’ancien Nantais Mamadou Bagayoko s’écroulait en effet dans la surface, tout le public réclamant alors à cor et à cri un penalty. L’abitre estimait que le défenseur adverse avait régulièrement chipé le ballon à l’attaquant médiatique et faisait signe de continuer à jouer (90°). Juste avant, quelques instants avant l’égalisation des Visiteurs, c’est encore une fois Johann Carrasso qui sauvait les siens en s’imposant dans son duel et son face-à-face avec Soukouna, qui était vraiment seul dans la surface et qui s’apprêtait à défier le portier prêté par le Stade Rennais (84°).
 
Alors voilà. Un point, ce n’est pas vraiment beaucoup. Objectivement, le FC Metz a besoin de plus pour sécuriser sa route éventuellement jusqu’en Ligue 2. Relativement au contenu de la rencontre, toutefois, c’est logique et encore une fois, on s’en contentera. 

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