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« La victoire est obligatoire »

Depuis quelques semaines, les Grenats avancent à petits pas sur le long chemin du National. Mais pour Grégory Proment, il est encore trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme. Au cours de cet entretien, le capitaine messin aborde également la réception de Quevilly. Dans ce match, les Lorrains n’auront pas le droit à l’erreur.
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Pour commencer, comment allez-vous ?

Grégory Proment : « Je suis un peu malade mais ce n’est rien de grave. J’ai manqué l’entraînement de mercredi matin, si tout va bien je pourrai participer à la séance de jeudi. »

Samedi dernier, à Luzenac, le FC Metz a se contenter du point du match nul. Est-ce décevant ?

G. P. : « Luzenac est une équipe mal classée mais cela ne veut plus vraiment dire grand-chose à ce stade de la compétition. Toutes les équipes durcissent leur jeu, se regroupent un peu plus derrière et parfois jouent différemment qu’en début de saison. A côté de cela, il faut aussi relever certains aspects, comme la qualité du terrain ou le climat, qui peuvent niveler les valeurs. Cela dit, nous n’avons pas spécialement bien joué à Luzenac et nous n’allons pas nous cacher derrière des excuses. Nous assumons tout mais il faut aussi retenir qu’au final nous avançons quand même, à petits pas certes, mais nous avançons. Malgré nos erreurs défensives, nous sommes parvenus à revenir pour obtenir le point du match nul même si, évidemment, nous espérions plus de ce déplacement. »

La prestation messine à Luzenac, et notamment la première mi-temps de la rencontre, n’a pas forcément été à la hauteur des espérances. Que s’est-il passé ?

G. P. : « Sur le terrain, au cœur du jeu, nous ne ressentons pas forcément les mêmes choses que le public depuis les tribunes. Mais si tout le monde s’accorde sur le fait que notre première mi-temps était mauvaise, cela doit être vrai. Je trouve que nous avons quand même réussi à produire quelques phases de jeu. D’ailleurs, en tant que joueur, j’ai préféré la première période à la deuxième. Je trouve que nous avons déjà réalisé des prestations plus catastrophiques contre Vannes ou le Red Star par exemple. Je pense que sans nos erreurs défensives sur les buts, que nous encaissons bêtement, nous aurions finalement remporté ce match. Personnellement, je ne pense pas qu’il nous manquait grand-chose. »

Après une première partie de saison faste, le FC Metz avance au ralenti depuis quelques semaines. Comment expliquez-vous cette baisse de régime ?

G. P. : « Je pense que c’est normal à un moment donné d’avoir un ‘coup de moins bien’. Il ne faut pas oublier que certains joueurs dans le groupe ont connu uniquement le niveau CFA et aujourd’hui on leur demande, logiquement,  d’enchaîner les matches en National. Alors forcément, ce n’est pas simple pour tout le monde. Un joueur ne peut pas être jeté dans le grand bain et être au top de sa forme tout le temps, ce n’est pas possible. Il faut aussi considérer le fait qu’en début de saison nous avions l’habitude de jouer sur de bons terrains et à ce moment-là, nos qualités, qui peuvent être supérieures à la moyenne du National, sont plus simples à montrer et à mobiliser. Mais ces derniers temps, nous n’avons pas joué sur des très bons terrains, la pelouse est souvent très grasse. Ces surfaces avantagent surtout les équipes qui sont tout le temps dans le combat et qui sont très regroupées en défense. Alors que sur des terrains en bon état, par nos qualités et notre vitesse offensive, nous parvenions à déjouer leur stratégie car nous pouvions jouer au sol notamment.»

Qu’allez-vous devoir mobiliser pour renouer à nouveau  avec le succès ?

G. P. : « Nous devrons limiter les erreurs car nous en commettons de grosses sur les buts que nous encaissons. Ensuite, il y a des matches, comme celui qui nous attend vendredi, où nous ne pouvons pas nous permettre de perdre des points. Nous devrons être concentrés et toujours garder en tête notre objectif. Mais je ne me fais pas vraiment de souci à ce sujet. »

Craignez-vous justement de ne pas remplir cet objectif de remontée en Ligue 2 ?

G. P. : « Je ne le crains pas, en tout cas pas pour l’instant. Je pense que c’est légitime que certains supporters s’inquiètent mais notre parcours n’est pas si catastrophique. Je pense qu’il ne faut pas tout noircir non plus. Pour l’instant, nous sommes toujours deuxièmes et avec cinq points d’avance sur le quatrième, Vannes. »

Vendredi, le club grenat reçoit le dernier, Quevilly. Comment allez-vous aborder cette rencontre ?

G. P. : « Il est logique que lorsque le deuxième reçoit chez lui le dernier, il espère et se doit de gagner. Donc, vendredi, la victoire est obligatoire. Il faut toutefois garder en tête que les équipes qui jouent contre le FC Metz ont souvent à cœur de se montrer. Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des joueurs adverses, mais peut-être que certains veulent aussi sortir du lot pour, pourquoi pas, se faire repérer. Donc, en ce qui nous concerne, nous ne devrons pas nous enflammer. Nous ne devons surtout pas croire que nous allons remporter ce match aussi facilement que certaines équipes ont pu le faire contre Quevilly. Ceci dit, si vendredi nous marquons les premiers, je pense que le plus dur sera accompli. »

Récemment, vous avez été amené à évoluer aux côtés d’Ahmed Kashi ou Albert Baning. Comment se passe votre entente avec ces garçons ?

G. P. : « Ce sont deux très bons gars. Il n’y a aucun souci avec eux, nous nous entendons très bien, comme avec le reste du groupe d’ailleurs. Il ne faut pas non plus oublier Mayoro N’Doye. Il a beaucoup donné dans les six premiers mois, et même s’il a un coup de fatigue actuellement, comme d’autres d’ailleurs, c’est un joueur extraordinaire. »

Cette saison doit permettre aux plus jeunes de mûrir, d’acquérir de l’expérience. Pensez-vous  qu’ils sont sur la bonne voie ?

G. P. : « Ils sont à fond sur l’objectif, derrière le coach mais aussi derrière le club. Ce sont tous des mecs adorables. Certains ont compris aussi certaines règles, plus implicites, du football, notamment en dehors des terrains en se montrant humble, en faisant attention à leur humeur ou à l’image qu’ils peuvent donner. Ils sont vraiment en train de grandir. Je pense que plusieurs d’entre eux ont une belle carrière devant eux »

Le FC Metz a recruté un nouveau défenseur, Bruno Cirillo. Comment se passe son intégration ?

 G. P. : « Cela se passe plutôt bien. Certes, il y a la barrière de la langue, mais lorsqu’il parle doucement en italien nous parvenons à le comprendre. Sinon, je pense que son arrivée est un vrai plus pour les jeunes qui vont pouvoir beaucoup apprendre de lui. Et puis, c’est bien pour moi aussi car je ne suis plus le plus vieux maintenant ! »

Cela fait plusieurs mois maintenant que vous êtes revenu à Metz. Etes-vous satisfait de votre choix ?

G. P. : « Je n’ai aucun regret là-dessus, surtout que c’était un réel désir de ma part. Je vis peut-être une période un peu difficile en ce moment sportivement, car j’accuse un peu le coup, mais sinon je suis toujours aussi enthousiaste. »

Pour finir, qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

G. P. : « La remontée en Ligue 2 et cela sera suffisant.  Je n’ai rien besoin d’autre et je ne veux pas parler de mon cas personnel car ce n’est pas ce qui importe. »

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