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Et maintenant, on inverse !

Défaits contre Bastia dans les tout derniers instants du match, les Messins ont infligé la même punition aux Castelroussins en égalisant à quelques secondes de la fin de la partie (1-1). Un partage des points assez inespéré, mais qui fait du bien !
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Y aurait-il, par le plus grand des hasards, un semblant de justice dans le football ? Peut-être bien, après tout. Ils avaient fini par les détester, ces dernières minutes de jeu ; commenceraient-ils à les aimer ? Les hommes de Dominique Bijotat ont, en tous les cas, su apprendre des dernières désillusions pêchées sur leur terrain de Saint-Symphorien, en allant chercher sur la pelouse synthétique de Châteauroux un match nul proprement sympathique. Un peu inespéré, certes, un peu chanceux, pourquoi pas. Et alors ? C’est tellement agréable d’inverser, de temps en temps, les costumes !

Inespéré, on vous disait. Il faut dire que le ton était donné dès les premières minutes. Car les Messins, en 2012, ont pris la mauvaise habitude d’utiliser trop souvent la fonction copier-coller pour écrire le scénario de leurs matches. Ainsi, à l’image de la réception de Bastia, le premier acte fut quasiment à sens unique. Châteauroux, quatorzième avant la rencontre de ce soir ? A d’autres ! Il devait forcément y avoir une erreur là-dedans, tant les hommes de Didier Tholot ont maîtrisé les débats de cette mi-temps initiale, usant et abusant avec succès du jeu en une touche et en triangle.

Sur son côté droit, Claudio Beauvue se heurta souvent à la solidité d’un Bruce Abdoulaye exceptionnellement repositionné latéral gauche, mais il obtint tout aussi souvent de précieux corners qui manquèrent de peu de faire mouche. Sur l’un d’eux, le raté inespéré de Bourgeois permit à David Fleurival de chiper le ballon in extremis (19°) ; sur une autre percée de Beauvue, dans l’axe cette fois, c’est Romain Grange, parfaitement décalé à gauche, qui loupait le cadre pour quelques centimètres (24°). Et s’il prit l’envie au dynamique milieu de terrain castelroussin de tenter de réussir lui-même ce que ses coéquipiers avaient manqué sur ses offrandes, il en eut pour son ego : parfaitement servi par Grangé qui avait effectué un joli numéro dans son couloir droit, Claudio Beauvue déboula si vite au second poteau qu’il en oublia, lui aussi, de cadrer sa tentative (44°).

Les Grenats avaient le mérite de tenir le choc en ces temps orageux. On en vit même quelques-uns que cette domination locale n’impressionnait guère. Sadio Mane, par exemple, n’en fit pas grand-cas et saisit toutes les opportunités qui se présentèrent à lui. Quel footballeur tenterait un retourné acrobatique en pleine surface à l’occasion de sa première titularisation ? Sadio Mane, lui, l’a fait et aurait presque pu ainsi débloquer le sort des siens (23°), le but de Fernandez eût-il été légèrement plus haut. Dans l’ensemble, les hommes de Dominique Bijotat limitaient les dégâts et regagnaient le vestiaire avec un score nul et vierge, un peu flatteur c’est vrai.

Pause réglementaire. Ctrl C, Ctrl V et hop, on la rejouait comme contre Bastia. Plus alertes, plus réactifs, plus dynamiques, les Messins faisaient preuve d’un mordant plus tranchant en seconde période. Mais, après avoir laissé passer quatre corners obtenus en cinq minutes, ils offrirent l’occasion à La Berri de se reprendre, de reprendre la main surtout. Une barre transversale passa par-là et permit de repousser l’échéance sur un coup-franc de Grange (59°), mais rien ni personne ne put suppléer Anthony M’Fa sur la puissante tête croisée de Beauvue servi comme à l’habitude par un corner de Romain Grange (77°).

De l’autre côté de la ligne médiane, Bijotat ne pouvait pas reprocher grand-chose à ses ouailles, qui tentaient le tout pour le tout. Betsch plaça une première tête sur un centre de Yéni NGbakoto et Fernandez dut faire étalage de son talent (77°) pour éviter de jeter un gros coup de froid sur Gaston-Petit, qui commençait tout juste à se réchauffer. Et après qu’on eût cru à plusieurs reprises au break castelroussin (82°, 85°), Yohan Betsch sortit du bois pour donner à tous ses coéquipiers l’habit convoité lors des deux derniers matches : celui de l’arroseur. Bien arrosés contre Evian et Bastia, les Messins ont su en sortir grandis : sur une faute obtenue par Mayoro N'Doye aux trente mètres, l’attaquant au maillot floqué du numéro 23 prit ses responsabilités. Son coup-franc, mal dégagé par la défense Rouge et Bleu, finit par trouver Betsch qui, sans trembler, soulagea les siens d’un grand poids (90°+2).

Bien sûr, au final, ce n’est peut-être qu’un point de gagné. Bien sûr, au final, le FC Metz retrouve la deuxième moitié du tableau – ils sont onzièmes ce soir. Mais les hommes du plus berrichon des entraîneurs messins ramènent de Châteauroux un bien beaucoup plus précieux : la confiance.
 

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