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Cartier et le choc des générations

Albert Cartier connut une période charnière lorsqu’il fut entraîneur du FC Metz, entre l’arrivée de la ‘génération 78’ et les derniers matches de fidèles comme Gaillot ou Kastendeuch.
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Joueur, Albert Cartier avait une réputation de défenseur rugueux, dur au marquage. Après de nombreuses saisons à l’AS Nancy Lorraine, son arrivée au FC Metz s’accompagna d’un premier trophée : à l’issue de la saison 1987-1988 le club remportait la finale de la Coupe de France. A ses côtés, sur la pelouse du Parc des Princes, le 11 juin 1988, Sylvain Kastendeuch et Philippe Gaillot, deux défenseurs qui marqueront les années 90 avant d’achever leur carrière au début des années 2000. Sous la direction d’Albert Cartier devenu entraîneur.

Lorsqu’on demande à ce dernier d’élire le ‘joueur de la décennie’, il ne lui est pas facile de mettre de côté ceux qui furent à la fois de bons coéquipiers et d’excellents relais sur la pelouse. « J’attache plus de valeur aux garçons qui s’inscrivaient sur le long terme, explique-t-il. Sylvain et Philippe étaient de ceux là et sont pour moi les plus symboliques. Ils méritent cette considération bien qu’ils aient joué peu de matches entre 2000 et 2010. » Le célèbre numéro cinq grenat y a porté quarante fois le maillot frappé de la Croix de Lorraine. Un détail au regard de ses 515 rencontres professionnelles avec Metz toutes compétitions confondues.

Le 19 mai 2001, Sylvain Kastendeuch participa à son dernier match de Ligue 1. Albert Cartier était son entraîneur. « Nous avions beaucoup réfléchi à la manière dont Sylvain devait participer à cette partie, se rappelle-t-il. Finalement, nous étions tombés d’accord sur le fait qu’il débuterait et sortirait éventuellement assez tôt dans la rencontre. Il restait tout de même sur cinq mois d’inactivité. Mais je pensais qu’il était important qu’il porte le brassard et soit dans le onze de départ. » La suite est connue : un mauvais choc et le joueur au plus grand nombre de matches en Grenat quitta la pelouse sur une civière au bout de dix petites minutes.

Au sein de l’effectif mosellan de l’époque, les écarts générationnels se firent de plus en plus ressentir. « Il y avait une promotion de jeunes joueurs, se rappelle Cartier, à l’opposé des Gaillot ou Baticle, dont le chef de file était Grégory Proment. Et j’ai aussi le souvenir de garçons qui se sont bien battus comme Faryd Mondragon. » Le gardien de but colombien n’était resté qu’un an en Lorraine mais cela lui avait suffi pour marquer son passage. De Sylvain Kastendeuch, on retient plus la longévité que des dates précises.  Celle de sa dernière sortie à Saint-Symphorien est toutefois un moment important de la décennie qui s’achève.

 

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