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« Une concurrence va s’instaurer »

A Reims, gardien rime avec ancien Messin. Johan Liebus (2001-2004) et Kossi Agassa (2002-2006) y sont en effet entraînés par Olivier Tingry, un autre portier passé par la Lorraine (1995-1996), qui a récemment mis ses gants de côté.
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Johann Liebus et Olivier Tingry

Olivier, pour commencer, quels souvenirs gardez-vous de votre passage au FC Metz ?

Olivier Tingry : « Il m’a laissé une impression mitigée. J’avais été recruté après quatre années passées à Troyes par Michel Ettorre, en tant que doublure de Jacques Songo’o. Mais sportivement, je n’ai pas été très heureux. Je me suis blessé à deux reprises et j’ai du passer sur le billard à chaque fois. Le club avait fait venir Stéphane D’Angelo pour me suppléer. Toutefois, le groupe était de qualité avec des jeunes talentueux comme Cyril Pouget ou Robert Pires, et nous avions remporté la Coupe de la Ligue. Même sans jouer, vivre ces moments était agréable. »

Vous avez récemment mis un terme à votre carrière de joueur pour devenir entraîneur des gardiens. Pourquoi avoir fait ce choix ?

O.T. : « Je voulais rester dans le milieu. Et à un moment, il faut savoir céder sa place ! J’avais cette possibilité de partager mon expérience, d’en faire bénéficier d’autres garçons. Le métier d’entraîneur des gardiens est un peu à part, c’est très pointu et notre relation avec les joueurs est plus amicale. Entre gardiens, on se comprend facilement et très vite. D’ailleurs, c’est un peu à Metz que j’ai découvert ce poste. A l’époque, le ‘spécifique gardiens’ n’était pas aussi répandu que maintenant. »

Avez-vous établi une hiérarchie entre vos gardiens ?

O.T. : « Non. Simplement, Périca Radic savait lorsqu’il a signé qu’il venait en tant que doublure. Après, jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu à choisir entre Johann et Kossi. Nous avions recruté le second lorsque le premier s’était blessé. Puis, ce fut à son tour de subir une blessure, et Johann a donc retrouvé sa place dans les buts. Pour le moment, Kossi est en phase de reprise après une opération au tendon d’Achille. Il n’est pas en pleine possession de ses moyens. Lorsque ce sera le cas, une concurrence va s’instaurer entre les deux. »

LiebusQuels sont les forces et faiblesses de ces deux joueurs ?

O.T. : « Johann possède une grosse puissance au niveau des jambes, de très bons réflexes. Kossi a une grande envergure, il impressionne toujours lors de ses sorties. C’est un garçon calme. Leur tempérament est assez opposé. Johann est un perfectionniste, qui se pose beaucoup de questions. Il n’arrive pas toujours à faire le deuil de ce qu’il a mal fait la fois précédente. Tandis que Kossi est quelqu’un d’assez tranquille, qui a besoin de s’entraîner sereinement, d’évoluer sans pression. Ce sont en tous cas deux bons gardiens, qui peuvent encore s’améliorer pour atteindre un niveau supérieur. »

Reims retourne à Saint-Symphorien deux jours après y avoir perdu. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

O.T. : « Tous les matches sont différents. En jouant deux fois la même opposition, on obtient jamais deux fois la même partie. Nous avons une revanche à prendre, c’est toujours plus difficile d’y parvenir lorsqu’on joue à l’extérieur. Mais nous n’allons pas trop cogiter. Notre prestation en Coupe de la Ligue comportait aussi de bonnes choses. Nous allons nous en servir pour fournir un bon match et essayer de ramener au moins un point. »

Les gardiens ne sont pas à la fête à Reims depuis le début de la saison. Comment vivez-vous ce départ avec beaucoup de buts encaissés ?

O.T. : « Lorsque l’équipe tourne mal, il n’y a pas que les joueurs de champ qui doivent se remettre en question. Les gardiens font la même chose et moi aussi. Nous avons encaissé beaucoup de buts sur des coups de pieds arrêtés. Il y a un travail collectif à fournir dans ce domaine. On essaie de redoubler de vigilance, de reprendre ce qui n’a pas fonctionné sur chacun des buts que nous avons pris. Après, personnellement, cela me fait toujours mal de voir mon gardien prendre beaucoup des buts. »

Pour finir, que pensez-vous du gardien… de Metz, Christophe Marichez ?

O.T. : « Nous nous sommes affrontés à plusieurs reprises alors qu’il jouait à Niort. Il a su rebondir, ce qui n’était pas évident car il s’est retrouvé libre au moment où son équipe descendait en National. Le FC Metz lui a fait confiance et il est passé du statut de troisième gardien à celui de premier. Cela prouve bien que rien n’est figé dans le football. On peut aussi passer de premier à troisième très vite. Ce qu’il a fait est plus sympa ! »

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