
Luis Fernandez, on vous a aperçu au stade Saint-Symphorien lundi à l’occasion de Metz-Lens. Qu’avez-vous pensé de cette rencontre ?
Luis Fernandez : Je n’en ai pensé que du bien ! J'ai assisté à un spectacle hyper intéressant, offert par deux clubs qui ont la même ambition, celle de remonter en Ligue 1. Ils ont démontré qu’il y avait un potentiel d’un côté comme de l’autre. La victoire de Lens ne se joue pas à grand-chose mais c’était un bon match avec pas mal d’intensité.
Avez-vous détecté au sein de cette équipe de Metz des points faibles, des failles que vous allez essayer d’exploiter vendredi ?
LF : Je n’y suis pas allé pour détecter des failles mais pour voir un beau match entre les deux plus belles équipes de Ligue 2. Au vu des débats, je me suis aperçu qu’elles n'étaient pas là par hasard. Elles ont plus de qualités que de défauts. Des faiblesses ? Je n’en ai pas trouvé beaucoup du côté de Lens comme du côté de Metz. Je pense qu’ils ont peut-être 95% de forces et 5% de faiblesses.
De votre côté, vous avez frappé un grand coup en vous imposant à Boulogne (0-3). C’est la seconde victoire de votre équipe depuis la reprise. Êtes-vous satisfait de son rendement ?
LF : Depuis mon arrivée, nous comptons deux victoires, deux nuls et deux défaites. Je savais très bien en venant que lorsqu’on est dernier avec 12 points, c’est une mission délicate car il faut remotiver tout le monde. Il faut trouver des solutions le plus rapidement possible. Je crois qu’en travaillant au sein d’un collectif ou chacun parle le même langage, on peut réussir à gagner des points. C’est un championnat dur, particulier, difficile. On ne peut pas considérer la venue de Metz comme un match où l’on va prendre trois points. Nous partons avec un désavantage. Nous allons essayer d’être à la hauteur, de faire un bon match et ensuite on verra ce qu’il adviendra. Le favori c’est Metz. Nous, nous sommes les outsiders.
Vous semblez aimer cette position d’outsiders. Vous avez gagné contre Strasbourg, fait match nul face à Montpellier et battu Boulogne. Votre équipe est-elle plus à l’aise face aux formations de haut de tableau ?
LF : Je ne sais pas. Ce que je vois, c’est qu’elle est assez régulière. A Ajaccio, déjà, nous avions fait pas mal de bonnes choses, et après nous avons enchaîné. Nous n’avons pas toujours pu travailler dans de bonnes conditions. Pour les équipes du bas de classement, il n’est jamais évident de retrouver rapidement un certain équilibre. On essaie de le faire tant bien que mal. Lorsqu’on est opposé à des équipes comme Strasbourg ou Boulogne, on essaie juste d’être à la hauteur. Nous avons su rattraper certains points perdus. Désormais, je souhaite que nous fassions un gros match et que nous battions Metz demain soir.