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Face à face… Baticle – Gaillot

Coéquipiers sous le maillot Grenat, Philippe Gaillot et Gérald Baticle étaient aussi de bons amis dans la vie. Avant de se serrer la main dimanche, ils ont répondu à une interview commune au micro de D!rect FM. Voici la retranscription de leur discussion.
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Philippe Gaillot : « Gérald, on m’a demandé de faire croustillant ! Mais je crois qu’à quelques jours d’un match aussi important j’aurais du mal à te faire dire beaucoup des ‘phrases choc’. »
Gérald Baticle : « Oh, tu sais, lorsqu’on est mal classé comme nous et qu’on s’apprête à se déplacer à Metz qui est bien placé sur le podium, c’est toute la semaine de préparation qui est croustillante ! »
P.G. : « Il y a aussi cette décision à venir au sujet du match Reims – Brest*. »
G.B. : « Si cette histoire n’avait pas eu lieu et que nous pouvions compter ces trois points de plus, il n’y aurait pas l’atmosphère pesante qu’il y a en ce moment. Nous ne sommes sûrs de rien à ce sujet et restons tout de même sur deux résultats négatifs d’affilée en Ligue 2… »

FCMetz.com : Philippe, lorsque vous étiez joueur, étiez-vous persuadé que Gérald pouvait devenir entraîneur ?
P.G. : « En tous cas, il en avait les capacités. Il a toujours eu une idée précise du football. C’est d’ailleurs un des points qui nous réunit. Je crois que nous voyons les choses un peu de la même façon. Du joueur qu’il a été, même avant de venir à Metz, à l’entraîneur qu’il est aujourd’hui, il y a une grande continuité dans sa façon de voir le football. »

Gérald, avez-vous des souvenirs de match particuliers avec Philippe ?
G.B. : « Le meilleur, ce doit être ton doublé, Philippe, non ? (ndlr : Metz 2–0 Lyon,  le 22 septembre 2001 ) »
P.G. : « Oui, d’ailleurs j’ai une photo de ce soir là, où nous sommes avec Geoffrey Toyes et Pascal Pierre (ci dessus) ! »
G.B. : « Mon pire souvenir de toi, sinon, c’est lorsque tu te blesses la dernière saison, après avoir fait le plus dur pour revenir au sein de l’équipe et apporter ton vécu pour décrocher le maintien. Tu avais fait beaucoup d’efforts et en quelques secondes, ils étaient réduits à néant. Ca fait mal de voir son pote subir un tel coup d’arrêt. C’était à combien, quatre journées de la fin, Gaille ? »
P.G. : « A peu près, en tout cas j’avais subi une succession de blessures cette année. »
G.B. : « Oui, sauf que la dernière, elle plombait toute la fin de saison. Louper des matches, cela peut arriver, on est déçu sur le moment et ça passe. »

Gérald BaticlePhilippe, quels sont les points forts de Gérald Baticle, l’entraîneur ?
P.G. : « Il a une idée claire de ce qu’il attend de ses garçons. Lorsqu’on est joueur et qu’on sent que son coach sait parfaitement ce qu’il veut et comment il va l’obtenir dans l’organisation de ses séances, c’est beaucoup plus facile de tout donner pour que cela fonctionne. »
Gérald, êtes-vous d’accord avec ce point de vue ? Quelle est cette idée claire dont parle Philippe ?
G.B. : « Il a raison, mais j’espère tout de même conserver quelques secrets qu’il n’a pas pu déceler afin de pouvoir le surprendre ce week-end ! Suivre une direction, c’est ce que j’essaie de faire. Je pense aussi qu’il faut présenter les choses simplement afin que ce soit facile à comprendre pour les joueurs. Il faut toujours être ‘foot’. A l’entraînement, on va travailler une situation de match, la répéter, essayer de s’améliorer. Mais on doit le faire dans le but de pouvoir la retrouver en compétition. Pour cela, cette situation ne doit pas être abstraite mais concrète, bien comprise par les garçons. Lorsqu’on y met l’application nécessaire, cela donne les automatismes qu’une équipe a pendant en match. »

Gérald, sous le maillot messin, vous avez inscrit beaucoup de buts. Voyez-vous un élément de l’effectif actuel des Grenats capable d’égaler votre total de quinze buts marqués en une saison de Ligue 1 (ndlr : en 2000-2001) ?
G.B. : « Évidemment. Il y a déjà les deux attaquants en forme du moment : Cissé et Mendy, qui marquent beaucoup ces derniers temps. Ces garçons ont selon moi encore une marge de progression. S’ils franchissent les paliers, ils peuvent y arriver. Ils ont un potentiel qui peut les mener à être de très bons joueurs de L1. »

Philippe, pour finir, avez-vous une question à poser à Gérald ?
P.G. : « Oui, j’en ai une : Gérald, malgré le contexte de ce match, revenir au Stade Saint-Symphorien en tant qu’entraîneur va-t-il te procurer une émotion particulière ? »
G.B. : « Avant le match, oui. Je le sais pour l’avoir vécu. Lorsqu’on se rend dans un stade, avant la partie, on rencontre beaucoup de monde, il y a un moment de nostalgie important. Puis, quand l’échauffement démarre, je ne vois plus rien et je n’entend plus rien. Je suis concentré sur mon équipe. Lorsque les joueurs rentrent au vestiaire, j’observe tout, je suis en prise totale avec mes hommes. Une part de ma concentration est aussi portée sur l’équipe adverse. Donc le reste, je ne le ressent pas. Je conçois que c’est assez étrange, mais parfois il se passe des choses dans le stade et je suis le seul, à la fin, à n’avoir rien remarqué. Tant que le rectangle vert ne m’obsèdera pas, avant la partie, je serai peut-être ému… Mais après, désolé, c’est fini ! »

* Au match aller, Brest l’a emporté 1-0 à Reims. Mais ce résultat a été annulé et la partie sera finalement rejouée. A l’heure où l’interview a été réalisée, la LFP n’avait pas encore prise communiqué cette décision.

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