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Une classe d'écart

Metz a hypothéqué ses chances bien trop tôt pour pouvoir prétendre à contester la supériorité lyonnaise. Les hommes de Perrin ont ensuite fait parler leur talent. L’addition est extrêmement salée…
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Au petit jeu consistant à deviner la composition de l’équipe messine, bien malin qui avait vu juste. Il faut dire que Francis De Taddeo s’était appliqué à brouiller les pistes, à moins que la titularisation de Gygax ne soit le fruit d’une décision de dernière minute. Il n’était en effet pas prévu que le Suisse, qui n’a plus joué depuis le match d’ouverture au Mans, soit aligné d’entrée. Il le fut, pourtant, avec pour mission de soutenir l’unique pointe Jean-Emmanuel Effa. C’était la première du massif attaquant camerounais. Idem pour Eric Cubilier et le Lyonnais d’origine Milan Thomas. Sébastien Bassong retrouvait quant à lui la place qu’il avait occupée tout au long de la saison dernière.

Cette équipe messine ‘new-look’ a montré, tout au long de la partie, des aptitudes à tenir le ballon et à le faire circuler. Mais elle a été battue sur un score sans appel. Qu’on ne s’y trompe pas : cette partie, les Mosellans l’ont perdue à la 4ème minute. Quand Benzema a filé dans le dos de Vivian, couvert par la défense messine, et battu Marichez du pied gauche (0-1, 4°). C’était sans aucun doute le pire scénario pour les locaux. En se découvrant pour tenter d’égaliser, ils donnaient au duo d’attaquants lyonnais le terrain de jeu propice à laisser éclater leur talent et à faire parler leur vitesse. En deux minutes, les « 87 » se jouèrent de l’arrière-garde des Grenats. Ben Arfa offrit deux occasions à Benzama. Celui-ci convertit la première d’un piqué parfait (0-2, 36°), la seconde d’une frappe en force (0-3, 38°). Pied gauche, pied droit, finesse, puissance, toute la palette de l’attaquant y était passé. Il restait au jeune international à réaliser une passe décisive pour que le tableau soit complet. Il eut le tact d’attendre le second acte pour s’y atteler.

Entre-temps, les Messins parvinrent à réduire la marque. Babacar Gueye, entré en jeu à la mi-temps, ne mit que quelques secondes à reprendre un centre de Laurent Agouazi (1-3, 46°). Puis ils s’étaient appliqués à construire leurs offensives comme si de rien n’était. Les relations avec Effa ne sont pas encore parfaitement réglées. Il est permis de penser qu’elles vont s’améliorer dans les semaines à venir. Après que Benzama eut rendu la pareille à Ben Arfa pour le but du 4-1 (61°), il faillit marquer sur un service parfait de Babacar Gueye mais Vercoutre s’imposa, comme il s’était imposé devant Delgado peu avant. Metz ne parvint donc pas à inscrire le second but que sa faculté à porter le danger l’autorisait à revandiquer. Juninho en profita pour s’inviter à la fête, en inscrivant un superbe coup-franc dont il a le secret (1-5, 81°). De quoi finir d’assommer l’équipe messine qui devra se refaire une santé morale avant de se rendre à Caen la semaine prochaine.

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