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« Un sacré contraste »

Longtemps gêné par des blessures, Franck Béria a effectué sa première saison pleine (32 apparitions) en 2005/2006. La relégation digérée, le défenseur repart du bon pied. Titulaire dans l’axe ou sur le côté, son bilan est seulement terni par deux expulsions.
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Franck, que retenez-vous de
la défaite face à Lille ce week-end ?

Franck Béria : « Il faut le prendre comme une
‘leçon’, j’entends par là une forme d’apprentissage.
A ce niveau, c’était très riche et bénéfique.
Nous avons pu avoir un aperçu de ce qu’était la Ligue 1,
un niveau auquel nous prétendons vouloir accéder. Notre état
d’esprit n’était pas en cause sur cette partie, mais le LOSC
a fait preuve de plus de maturité. C’est essentiellement ce dont
nous devons nous souvenir. »

Personnellement, comment vous
êtes-vous senti durant cette partie ?

F.B. : « Cela faisait six mois que je n’avais pas
joué contre une formation de ce niveau. Je ne me suis pas senti débordé
ni dépassé par les événements. Lille a eu des occasions,
certes, mais nous en concédons régulièrement depuis le
début de la saison. Ils n’ont marqué que sur des corners.
Voilà où s’est située la différence. En Ligue
2, quand nos adversaires se procurent quelques opportunités, ils ne marquent
pas forcément. Cette fois, il n’en a pas fallu beaucoup. Le placement
et l’attention sont extrêmement importants sur les coups de pieds
arrêtés. Car aujourd’hui, le football français a changé
et beaucoup de buts sont marqués sur ces phases de jeu. »

Quel
bilan faites-vous de votre première moitié de saison ?

F.B. : « Cela fait du bien de gagner, d’arriver
sur le terrain avec une telle assurance, de sentir que nous allons réussir
quelque chose et de jouer sans retenue. Mine de rien, c’est agréable
aussi de ne plus calquer son jeu sur celui de l’adversaire, que ce soit
lui qui soit obligé de s’adapter à vous. Par rapport à
l’an dernier, il y a un sacré contraste. Pour autant, je dois encore
travailler dans bien des domaines. Et affronter une équipe comme Lille
me donne envie de mettre les bouchées doubles. »

Vous avez été expulsé
à deux reprises, ce n’est pas dans vos habitudes…

F.B. : « Voilà, cela fait partie des choses que
je dois améliorer. Justement, j’en parlais récemment avec
Cyril Serredszum, qui trouvait que j’avais fait des progrès au
niveau du comportement. Je pense que ces expulsions ont découlé
de mon énervement. Depuis le début de la saison, je suis amené
à être plus souvent au contact car j’évolue souvent
en qualité de défenseur axial. Je dois gérer des situations
qui m’amènent à être plus agressif, plus dur sur l’homme.
A la base, c’est dans mon tempérament de me laisser souvent emporter
par ma fougue lorsque je défends. Je dois encore apprendre à me
canaliser. J’y travaille en ce moment. »

Le mois de janvier est aussi
celui du mercato. Les sollicitations extérieures peuvent-elles perturber
les joueurs ?

F.B. : « Cela dépend de la personnalité
du joueur. Certains sont de nature à s’envoler au premier coup
de fil. D’autres sont assez expérimentés pour garder la
tête sur les épaules. Je pense que sur un groupe, l’impact
n’est pas très important. Cela ne peut pas influer sur les performances
de l’équipe, à moins que ce soit un joueur décisif
de grande valeur, comme Ronaldinho, qui ait des états d’âme.
Pour notre part, la force de notre groupe ne se restreint pas à quelques
individualités. »

Les rumeurs concernant Ludovic
Obraniak ne vous touchent donc pas…

F.B. : « C’est bien vécu par l’ensemble
du groupe. On est là, on continue notre aventure. Ces histoires, cela
le concerne lui uniquement. C’est sa carrière. Je ne peux pas dire
qu’on s’en fiche mais cela ne nous atteint pas plus que ça.
»

Vous
même, avez-vous pensé à votre avenir ?

F.B. : « Pas dans l’immédiat. Je me pose
quelques questions mais j’essaie de ne pas trop y réfléchir
pour l’instant. Je suis humain, je n’ai pas envie de me prendre
la tête avec ça. Autrement, ça me polluerait l’esprit
au quotidien lors des entraînements ; et bien sûr pendant les matches.
On ne peut pas gérer le sportif et l’extra sportif en même
temps. »

Revenons au terrain. Vendredi,
vous recevez Reims, êtes-vous revanchards ?

F.B. : « Complètement. Déjà, c’est
la seule équipe qui nous ait battus en championnat. Et le moins que l’on
puisse dire est qu’ils méritaient leur victoire. Cela nous donne
encore plus envie de prendre notre revanche. Il faut montrer qu’à
Metz, c’est différent. Que c’est difficile de repartir d’ici
avec des points. Nous avons aussi un statut de leader à justifier. Tout
cela fait que nous sommes très motivés pour ce match. »

Accorderez-vous une attention
particulière au duo Féret – Fauré ?

F.B. : « Ce sont deux joueurs prépondérants
dans leur dispositif. Tout passe par eux, je serais d’ailleurs curieux
de voir si l’équipe aurait un aussi bon rendement en leur absence.
Néanmoins, on doit se méfier de tout le monde ; notamment de Johan
Liebus, un gardien qui est capable d’écoeurer un attaquant par
une parade d’exception. Il ne faut pas leur laisser un centimètre
et bannir tout laxisme de nos gestes. C’est le genre d’équipe
qui sent lorsque son adversaire a une faiblesse et aime en profiter. »

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