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Ouadah a trouvé sa voie

Depuis son arrivée, le milieu de terrain Nasser Ouadah a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, il a compris que la tranquillité à laquelle il aspire ne peut se gagner que sur le terrain. Entretien avec un livre ouvert.
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Une frappe sur le poteau, un coup de tête qui emprunta
une route barrée vers les filets, de nombreux bons ballons transmis à
ses attaquants. S’il n’a ni marqué ni réalisé
de passe décisive, le numéro dix des Grenats ne le doit qu’à
un manque de réussite. Cette fois c’est sûr, Ouadah, le bouillonnant,
a grillé tout son carburant à bon escient, parvenant à
maîtriser ce trop plein d’énergie qui fit par le passé
des éclaboussures. Contre Toulouse, il a réalisé un match
plein, figurant même, aux côtés de Franck Béria, au
tableau d’honneur de la presse nationale. Et s’il n’a pas
récolté de gain à la hauteur de son engagement, on peut
tout de même considérer qu’il s’est adjugé les distinctions
de ses détracteurs. Puisque, naguère vêtus du costume de
père fouettard, ils ont salué ce retour en grâce en empruntant
avec lui le sentier de la réconciliation. Apaisé, le natif de
Forbach n’en reste pas moins entier. Il pourrait vous décrire ce
qu’il ressent pendant des heures. Alors, écoutons-le un peu.

Nasser, comment vous-sentez vous
aujourd’hui, après ce match nul face à Toulouse ?

Abdelnasser Ouadah : La déception est encore présente.
Mais nous devons faire le "deuil" de ce match et en garder le positif
afin d’aller à Sochaux pour y prendre les trois points. Joël
Muller a eu les mots justes ce matin avant l’entraînement. Il nous
a dit qu’il fallait tout faire pour gagner afin de ne pas avoir de regret.
Si nous y parvenons, alors, l’amertume de cette égalisation s’estompera.
Nous aurons l’occasion de partir la veille et de préparer sereinement
ce rendez-vous. Je crois donc fermement que nous pouvons réussir un résultat.

Et vos deux occasions, les avez-vous
digérées ?

A.O . : J’ai revu les images. Je n’ai pas de regret
car à chaque fois, je pense avoir fait le geste qu’il fallait.
La tête est enlevée par un Toulousain alors qu’elle prenait
le chemin du but. Quant à Revault, sur la seconde occasion, il a dû
être bien heureux de voir atterrir le ballon sur le poteau. Nous avons
eu d’autres situations que nous aurons pu mieux gérer. Maintenant,
je ne jette la pierre à personne. Stéphane Borbiconi a fait un
gros match et fait cette maladresse en fin de match. Peut-être qu’on
aurait pu dégager le ballon en touche plus tôt, faire une faute
à quarante mètres de notre but… On ne peut plus revenir
en arrière. Ce genre de chose arrive plus souvent aux équipes
de bas de tableau. Il suffit de regarder Strasbourg et le nombre d’occasions
qu’ils se créent sans parvenir à concrétiser.

Peut-on dire que vous avez réalisé
votre meilleur match cette saison ?

A.O. : Ma progression a débuté à Sedan,
elle s’est confirmée à Rennes puis face à Ajaccio.
A Lens et Troyes, je pense avoir apporté le maximum de ce que je pouvais.
En fait, je me sens aussi bien en ce moment que lorsque j’étais
à Ajaccio. Sur les 17 matches que nous avons joué, j’en
ai manqué six pour cause de blessure. J’ai joué onze matches,
dont quatre ou cinq où je suis passé au travers. Ca, j’en
serai redevable auprès du club toute la saison.

Comment expliquez-vous ce retard
à l’allumage ?

A.O. : Il faut reprendre les choses à leur commencement.
Les mois précédents mon arrivée à Metz, j’avais
bataillé pour le maintien avec l’ACA alors que j’étais
en fin de contrat, avec tout ce que cela implique. Je me suis posé beaucoup
de questions sur mon avenir. Lorsque j’ai signé ici, tout semblait
réuni pour que je réussisse. Je revenais dans ma région,
après une bonne saison à Ajaccio, je signais un bon contrat. Cela
a représenté pour moi un gros soulagement, une grosse coupure.
Ma première prestation à Paris avait été satisfaisante,
ce qui m’a conforté dans une attitude qui n’était
pas la bonne. Les sollicitations pleuvaient de partout, je découvrais
un certain confort car les installations ici sont différentes d’Ajaccio.
Bref, je me suis trop dispersé. Maintenant, j’ai digéré
le changement d’environnement, de méthodes d’entraînement,
de façon de jouer. Et puis, j’ai fait le ménage autour de
moi. Je vis un peu plus en "ermite". Cela me permet d’être
meilleur sur le terrain et c’est l’essentiel. D’ailleurs,
je me rend compte que les gens sont beaucoup plus indulgents avec moi désormais.
Avant, je pensais que s’ils l’étaient, mes performances s’amélioreraient.
Mais c’est l’inverse qui se produit. J’ai pris le problème
dans le mauvais sens. C’était à moi de faire l’effort.

Par le passé, votre nom
est souvent revenu dans des histoires de conflit entre joueurs…

A.O. : Il y a eu des tensions, de la nervosité et des
accrochages, comme dans toute équipe qui vit une mauvaise période.
Mais je n’ai de problème avec personne. Je suis bien ici et je
veux le montrer. D’ailleurs, j’ai tenu à aller fêter
les deux buts samedi auprès des spectateurs de la Tribune Nord, avec
qui j’avais eu quelques problèmes. J’ai entendu qu’on
soupçonnait des tensions entre moi et Ludovic Obraniak, il n’en
est rien. C’est un garçon que j’apprécie et avec lequel
je m’entend très bien. J’ai bientôt 30 ans, il en a
20, si je peux lui apporter un peu de mon expérience et que cela le rende
plus performant, tout le monde sera gagnant. J’aime qu’on s’appuie
sur moi dans le jeu, toucher beaucoup de ballons comme c’est le cas en
ce moment. A l’entraînement, je ressens une adhésion autour
de moi. Si je fais un mauvais choix, il y aura toujours un partenaire pour me
soutenir, m’encourager. Je me sens très bien au sein de ce groupe
et ne regrette en aucun cas d’avoir signé ici.

Les huit points d’écart
qui vous séparent de Troyes ne vous désespèrent pas ?

A.O. : Déjà, je ne pense pas qu’en terme
de qualité, il y ait huit points d’écart entre Metz et Troyes.
Nous avions fait match nul chez eux, mais je pense qu’ils ne sont pas
passés loin d’une défaite. Je fais peut-être une crise
d’optimisme. Mais en ce moment, notre équipe ressemble beaucoup
plus à quelque chose, c’est plus cohérent, nous sommes plus
sûrs de nous. J’ai des amis extérieurs à Metz qui
regardent nos matches, ils me disent que ce n’est plus la même équipe.
Nous commençons à voir ce dont nous sommes capables et je pense
que nous pouvons encore progresser.

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