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Face à face... avec Philippe Gaillot

En charge du recrutement cette saison, Philippe Gaillot a accepté de se prêter au jeu du face à face. L'occasion pour lui de revenir sur la montée de Valenciennes, club dans lequel il a joué une saison, et sur ses vingt années passées sous le maillot messin.
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...le retour de Valenciennes parmi l'élite



« Cela me fait énormément plaisir pour les supporters qui méritent depuis longtemps d'avoir une équipe en Ligue 1. Pour y avoir joué, Valenciennes possède un public exceptionnel, passionné, sympathique et proche des joueurs. J'étais au club lors de cette fameuse affaire VA – OM et j'ai été très marqué par tous ces évènements et encore plus que certains joueurs de l'effectif aient accepté de l'argent pour laisser l'OM gagner alors qu'un match nul nous sauvait. C'est impensable que des joueurs du VA trahissent ce public qui était si généreux avec nous. Je ne pensais pas que cela irait jusque là. Tout le monde a été traumatisé par cette sombre affaire puisque cela a fait la une de tous les journaux et les conséquences ont été catastrophiques pour le club valenciennois. »

…la valse des entraîneurs en Ligue 1



« Je ne suis pas vraiment surpris par ce jeu de chaises musicales. A la limite, je préfère qu'un entraîneur soit remplacé à l'intersaison qu'en plein milieu du championnat. De plus en plus de paramètres rentrent en ligne de compte pour changer l'entraîneur de l'équipe. Il y a les objectifs qui ne sont pas atteints, les problèmes relationnels ou le courant qui ne passe pas avec les joueurs sans parler des réclamations des supporters par moment. Nous sommes dans une époque où les entraîneurs qui restent plus de trois saisons dans un club ne sont plus légions. Jean Fernandez était resté ici trois ans après un règne de dix ans de Joël Muller. Guy Roux est un cas à part. Je pensais que Jean Fernandez avait le profil pour durer à Marseille, comme quoi… »

…les chances de l'Equipe de France pour la Coupe du Monde



« Je pense que les Bleus ont de bonnes chances d'aller loin dans cette compétition. Je situe la France dans les nations susceptibles de bousculer le Brésil avec d'autres pays comme l'Italie, l'Allemagne ou l'Angleterre. Dans la liste de 23 de Raymond Domenech, je suis évidemment déçu que Robert Pirès n'y figure pas, au même titre que Ludovic Giuly. Deux joueurs qui ont participé à la finale de la Ligue des Champions ont forcément le niveau pour faire partie de cette liste. En plus, tout comme Micoud, ils ont été performants toute la saison dans leurs clubs respectifs et ont donc rempli les fameux critères évoqués par le sélectionneur. Mais bon, les choix des joueurs retenus ne sont pas non plus très discutables. Dans ce Mondial, je vois bien la République Tchèque faire un très beau parcours. »

L'adversaire qui t'as le plus impressionné ? « Glenn Hoddle (Monaco) qui avait une intelligence de jeu remarquable. Il compensait son physique par une faculté à dérouter à tout moment les défenseurs. »

L'adversaire le plus vicieux que tu as rencontré ? « Zlatko Vujovic (PSG) qui était un truqueur né. »

L'adversaire que tu aurais aimé avoir en face ? « Ronaldo. »

Le stade le plus triste dans lequel tu as joué ? « Le terrain du club roumain du Pitra Neamt que nous avons joué en intertoto. »

Le plus beau stade de Ligue 1 ? « Le Parc des Princes »

Le joueur le plus sérieux que tu ais connu ? « Albert Cartier. »

Le coéquipier qui tombait tout le temps ? « Le Brésilien Isaïas »

Le plus chambreur du vestiaire de ton époque ? « Jean-Louis Zanon »

Ton plus beau but ? « Une tête marquée au Parc des Princes où nous avions gagné 2-1 face au PSG de Joël Bats (1987). »

Le plus gros défaut de vie en communauté de ton camarade de chambre en déplacement ? « A chaque déplacement, Philippe Hinschberger et moi devions amené une boite de Chocks, des gaufrettes au chocolat. Et il oubliait tout le temps. »

Ton activité préférée durant les longs déplacements ? « Moitié lecture, moitié révision car je continuais mes études parallèlement aux matches. »

L'équipe la plus impressionnante que tu ais rencontré ? « Il y en a quatre : Anderlecht, le PSG de Valdo et Weah, le FC Nantes champion de 95 et l'OM de Papin. »

L'entraîneur adverse le plus truqueur ? « Luis Fernandez »

Ton meilleur ami dans le football ? « Jean-Marc Rodolphe, Didier Casini et Gérald Baticle. »

Le championnat qui t'a fait rêver en tant que joueur ? « La Liga espagnole »

Le surnom que l'on t'affublait à l'époque ? « Toute ma jeunesse, on m'a surnommé Wally pour une raison que j'ai toujours ignorée. Puis, on m'a appelé « Gaill' » jusqu'à aujourd'hui. »

Ton plus grand regret de joueur ? « Mes blessures qui m'ont toujours fait manquer des moments importants de ma carrière : avant le match contre Helsinki en tour préliminaire de Champion's League, avant un match contre Newcastle en UEFA et avant la finale de Coupe de la Ligue 99 face à Lens. »

Le plus beau souvenir ? « La traversée de la ville après notre titre de vice-champion en 1998 qui m'a consolé de la tristesse d'avoir perdu le titre »

Le plus mauvais souvenir ? « Le coup de sifflet final en 1998 où j'ai appris que Lens était champion de France juste devant nous »

Le premier gros cadeau que tu t'es fait avec ton premier salaire ? « Un dîner dans un grand restaurant avec ma femme. »

Quelle question que l'on ne t'a jamais posée et que tu aimerais que l'on te pose ? « Quelles sont les raisons pour lesquelles j'ai joué au football ? »

La réponse donc ? « Pour le plaisir du jeu uniquement. Dès que l'occasion de faire un foot se présentait, je me lançais, dans la rue, sur un terrain de quartier… »


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