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Patrick Battiston

Son choc avec le gardien allemand Schumacher lors de la demi-finale de la Coupe du Monde 1982 est resté dans la mémoire collective. Retour sur la carrière d'un grand ancien du FC Metz.
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Enfant de Talange, ville où il a d’ailleurs
commencé à jouer au football, Patrick Battiston est vite repéré
par le club phare de la région, le FC Metz. Pensionnaire du centre de
formation dès ses 16 ans, il ne tarde cependant pas à côtoyer
l’élite. Lancé dans le grand bain de la D1 par René
Vernier à 17 ans contre l’Olympique Lyonnais, le jeune défenseur
apprendra le métier aux côtés de Joël Muller, Nico
Braun, Hugo Curioni, André Rey ou Fernand Jeitz. Et six années
durant, il enthousiasmera les travées du Stade Saint-Symphorien, qui
reconnut très tôt en cet enfant du pays un footballeur de grand
talent. Fort de 14 sélections en équipe de France, Patrick Battiston
quitte le FC Metz à 23 ans, à l’issue de la saison 1979-1980
qui l’aura vu faire ses adieux à un public lorrain en larmes lors
d’un match magique contre le PSG où il avait marqué deux
buts…

L’heure est venue pour lui de tenter d’autres aventures plus prestigieuses.
Il fait donc ses valises pour le grand Saint-Etienne. Sous les feux de la rampe,
Battiston conquiert son premier titre de champion de France (quatre suivront
ensuite) et est peu à peu érigé en héros national.
En sélection nationale et dans les différents clubs où
il évoluera (Saint-Etienne entre 1980 et 1983, Bordeaux de 1983 à
1987, Monaco 1987-1989 puis de nouveau Bordeaux jusque 1991), il mènera
une carrière jonchée de succès et de titres. Un palmarès
impressionnant témoigne encore aujourd’hui de sa réussite
exceptionnelle. Reconverti dans la formation puisqu’il dirige actuellement
le Centre de Formation des Girondins de Bordeaux, Patrick Battiston tente désormais
de transmettre son expérience et ses valeurs à ses jeunes élèves.

Passé international

Cinquante-six sélections, trois Coupes du Monde et un Championnat d’Europe
remporté. Si les plus habiles statisticiens manipulent parfois les nombres
pour déformer une vérité peu glorieuse, ici ces quelques
chiffres parleront d’eux-mêmes et suffiront à rendre hommage
à un footballeur à la carrière internationale prestigieuse.


C’est alors que Battiston défend les couleurs du FC Metz que débute
son fabuleux parcours : le 23 février 1977, les valeurs messines sont
en effet reconnues de la plus belle des manières puisque trois Grenats
sont appelés pour la première fois de leur carrière sous
les auspices tricolores. Le gardien André Rey, Patrick Battiston et l’attaquant
Bernard Zénier sont ainsi sélectionnés pour disputer une
rencontre amicale contre la République Fédérale d’Allemagne,
championne du monde en titre, au Parc des Princes (victoire 1-0). Si toutes
les lignes messines sont représentées à Paris, c’est
bien le solide défenseur qui pourra se targuer du plus grand nombre de
capes bleues. Pendant les trois saisons où il a évolué
en Lorraine, Patrick Battiston a porté quatorze fois le maillot bleu,
ponctuant ses voyages internationaux d’un but. Et sous les couleurs d’autres
clubs français, il quadruplera ce chiffre déjà remarquable
pour tirer le rideau final sur son aventure en équipe de France le soir
de sa cinquante-sixième sélection (3 buts). Son nom figure donc
en lettres d’or au classement des vingt-cinq Français les plus
capés de l’histoire des Bleus ; d’ailleurs, il est seulement
devancé par Robert Pires (79 sélections) parmi les anciens Messins.


Ses meilleurs souvenirs, il les garde bien évidemment pour les compétitions
officielles auxquelles il a participé, en compagnie de coéquipiers
de renom comme Marius Trésor ou Michel Platini. A ce titre, les demi-finales
de Coupe du Monde en 1982 et 1986 resteront gravées dans sa mémoire,
mais peut-être un cran en retrait par rapport à ce fameux championnat
d’Europe remporté en 1984 : un premier trophée pour la France,
qui plus est devant son public. « C’était merveilleux,
commente Battiston sur le site de la Fédération Française
de Football. Gagner en France a été un moment magnifique
car on répondait enfin aux attentes des supporters français. »


Et si beaucoup de supporters n’oublieront sans doute jamais sa tragique
sortie sur civière lors de la demi-finale France-RFA au Mondial espagnol,
alors que le gardien allemand Toni Schumacher l’avait violemment heurté,
Patrick Battiston, lui, retient surtout d’avoir connu grâce à
l’Equipe de France « l’inaccessible » et vécu
« un formidable rêve ».


Battiston sort sur une civière après avoir percuté Harald "Toni" Schumacher, le 6 juillet 1982 lors de France - Allemagne.

Passé messin

13 ans après, il n’a rien oublié de ces souvenirs : «Ils
sont bien au fond de ma mémoire et je revois toujours avec plaisir les
Messins comme j’ai pu le faire lors de la venue de Bordeaux en Coupe de
la Ligue. Nous jouions à l’époque avec l’insouciance
de la jeunesse dans une formation pratiquant souvent un football alléchant.
En plus, l’arrivée des joueurs de ma génération a
permis d’entretenir l’identité régionale indispensable.
Le salut passe par les jeunes générations et par cette atmosphère
particulière. Je me souviens qu’à mon époque, quand
cela ne tournait pas, quelqu’un avait promis un couscous en cas de victoire.
Ce qui fut fait. Ensuite un autre paria une paella…on marchait ainsi avec
des coups sympas, des choses qui ne peuvent que laisser de bons souvenirs.»


Patrick est alors un véritable héros national qui va poursuivre
sa carrière avec un égal bonheur entre Bordeaux et Monaco avant
un retour en Gironde où il met un terme à sa carrière en
1991, la même année que Bernard Zénier avec qui il avait
débuté en Equipe de France en 1978 pour un total de 56 sélections.
«A l’époque déjà, on sentait que les
choses changeaient, que le professionnalisme prenait une autre dimension au
détriment des relations humaines. Avant les journalistes venaient dans
le vestiaire, maintenant il y a les salles de presse et les contacts ont changé.
Ou plutôt les gens se réfugient derrière ce prétexte…mais
il est encore possible d’entretenir une certaine convivialité dans
les rapports.»


C’est en tout état de cause l’un des messages que Patrick,
désormais directeur de la formation aux Girondins, s’attache à
faire passer à ses jeunes ouailles dans le cadre prestigieux du Château
du Haillan. «En dehors de la formation, je cherche aussi à
leur faire garder le contact avec la vie quotidienne et dans ce domaine le fait
de concilier études et football me paraît une excellente chose.»


Un discours que le FC Metz pratique également…

Caractéristiques personnelles

Né le 12 mars 1957 à Amnéville (Moselle)

Poste occupé : Défenseur

1.82 m pour 75 kg

Palmarès

Vainqueur du Championnat d’Europe des Nations (1984)

2 fois demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982 (4ème) et 1986 (3ème)

A disputé trois Coupes du Monde (1978, 1982 et 1986)

5 titres de Champion de France de D1 : 1981 (Saint-Etienne), 1984, 1985, 1987
(Bordeaux) et 1988 (Monaco)

Coupe de France 1986 (Bordeaux)

56 sélections en A (14 sous le maillot messin), 3 buts

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