Découvrez les tenues de sortie !

Biancarelli, le serviteur

Il est toujours là. A 34 ans, l'ancien portier des Grenats parti à l'AS Monaco au terme de son aventure lorraine termine sa carrière sur le rocher. Tout en préparant sa reconversion.
Partager cet article :
Après 27 journées,
quel bilan faites-vous de la saison de l’AS Monaco ?

André Biancarelli : Nous n’avons pas à
nous plaindre de notre position. Nous avons un match en moins même s’il
n’est pas gagné d’avance. D’autant plus qu’on
connaît les performances que réalisent Strasbourg en ce moment.

Quels sont les objectifs de votre
équipe ? La Coupe d’Europe est-elle prioritaire ?

A.B. : Nous allons essayer de nous replacer le mieux possible.
Au niveau du classement, ce n’est pas négatif mais nous pouvons
faire mieux. Nous allons essayer d’engranger un maximum de points. Concernant
la Coupe d’Europe, tout est possible lorsqu’on regarde la physionomie
du match à Eindhoven. Mais c’est à nous d’en être
convaincus pour poursuivre cette merveilleuse aventure !

Est-ce frustrant de voir Lyon
vous passer devant chaque saison ?

A.B. : Non, c’est le football. Être trois fois
Champion de France d’affilée est une grande performance, il faut
leur tirer un grand coup de chapeau. Mais qui sait… les années
se suivent et ne se ressemblent pas, c’est quelque chose qui peut très
bien arriver à Monaco.

A Caen, vous êtes entré
en jeu au pire des moments*. Comment faire pour rentrer dans un tel match ?

A.B. : Vous savez, ma carrière a été basée
sur la capacité à être le suppléant du gardien numéro
1. A Caen, je ne partais pas dans l'inconnu. On travaille au quotidien et je suis
dans un état d’esprit où je sais que je dois me tenir prêt
quelque soit la situation et la configuration du match.

Vous avez passé le plus
clair de votre carrière en tant que deuxième gardien. Ne regrettez-vous
pas vos choix ?

A.B. : Non, j’ai été second gardien dans
trois grands clubs français : Bastia, le club qui m’a formé,
Metz, celui qui m’a révélé et Monaco qui est un club
prestigieux où j’ai pu connaître des compétitions
et des mentalités différentes. L'ASM me convient
très bien car il est exigeant et perfectionniste. Le fait d’avoir
été doublure dans des clubs de Ligue 1 n’a pas été
une tare. Si demain je devais recommencer ma carrière et faire le même
chemin, je resignerai tout de suite.

Avec du recul, ne pensez-vous
pas qu’il eut mieux valu pour vous jouer dans des clubs moins réputés,
mais en tant que premier gardien ?

A.B. : Sincèrement, la situation ne s’est pas
présentée. Ma carrière s’est faite comme ça,
si j’avais du aller dans des clubs moins prestigieux, j’y serais
allé.

Avez-vous réfléchi
à votre reconversion ?

A.B. : Depuis trois ans, le staff technique et Jean Luc Ettori
m’ont confié la responsabilité des jeunes gardiens (- 15
et - de 16). Puis, j’ai pris la décision de passer mon diplôme
d’entraîneur des gardiens de but. Pourquoi pas, à l’avenir,
apporter ce que j’ai pu apprendre dans ma carrière aux nouvelles
générations.



Avez-vous gardé des contacts au sein du
FC Metz ?

A.B. : Disons que ce n’est plus tout à fait la
même génération. J’ai des anciens coéquipiers
au téléphone, j’en croise d’autres sur les terrains.
Nous avons en commun des souvenirs mémorables au FC Metz, nous avons
connu des beaux moments. La Coupe de l’UEFA, le titre de vice-champion
de France. A cette époque, nous avons toujours joué dans le haut
de tableau. Autrement, j’ai eu le Président pour lui présenter
mes vœux à Noël.

Que pensez-vous de l’équipe
actuelle des Grenats ?

A.B. : C’est une équipe jeune et en devenir. Elle
a toutes les qualités pour que dans les prochaines années - avec
l’appui et l’expérience du Président - elle puisse
réaliser de bonnes performances.

Comment l’AS Monaco va
t-il aborder cette rencontre ?

A.B. : Il faut maîtriser notre préparation et
notre envie de gagner. « La valeur du moment » de l’adversaire
est imprévisible sur le terrain. Il ne faudra pas leur faciliter la tâche
en nous mettant en faute.

Lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue Caen-Monaco, Biancarelli est entré en jeu pour remplacer Audard, expulsé. Son équipe était menée 3-0.

A lire également

25oct2020

Le Match

Fort de sa série d'invincibilité de quatre rencontres, le FC Metz retrouvait le Stade Saint-Symphorien ce dimanche avec la ferme ambition de...
Lire la suite

Actualités

Pour cette 8ème journée de Ligue 1 Uber Eats, et la réception de AS Saint-Étienne, Farid Boulaya est à l'honneur dans la Gazette de Saint-Symph' !...
Lire la suite

Interview

Farid, après sept journées de Ligue 1 Uber Eats, le FC Metz pointe au 14ème rang avec sept points. Est-ce assez pour vous satisfaire ? F.B. : « Oui,...
Lire la suite