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Allegro retrouve la lumière

La rupture du ligament croisé est une blessure courante dans le football moderne. Si Samuel Allegro a retrouvé le terrain dans les temps, l’épreuve qu’il a surmontée fût véritablement éprouvante.
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Avant de passer sur la table d’opération, ce
transfuge de La Roche-sur-Yon, au parcours atypique souvent mis en avant, faisait
déjà preuve d’une bonne dose de philosophie quand d’autres
dramatisaient leur situation. Après ce qu’il vient de vivre, c’est
avec un plaisir à nouveau décuplé (si cela est possible)
qu’il retouche le ballon. « C’est le bonheur,
lâche t-il le visage illuminé d’un large sourire.
J’ai encore quelques appréhensions au niveau des contacts. Mais
tout cela va revenir progressivement ! »


Voilà qui est un moindre mal au regard du chemin accompli. Blessé
au mois de mai dernier, Allegro a vécu une véritable traversée
du désert. Une semaine après avoir été opéré
du ligament croisé antérieur, il est repassé sur le billard
pour soigner un staphylocoque doré. Heureusement, l’infection,
qui peut avoir des conséquences très graves, a été
repérée à temps… Mais après la seconde opération,
Samuel a vécu une période difficile : « Ca aurait
pu très mal se terminer. Je ne m’en rendais pas compte à
l’époque mais en fait, je reviens de loin. J’ai passé
un mois et demi sous antibiotiques et perdu dix kilos. Tous les deux jours,
je devais faire une prise de sang. Je n’avais plus de pèche, plus
rien. J’étais un mort ! »
Lorsqu’on connaît
l’enthousiasme habituel du garçon, il est difficile de l’imaginer
en pareille situation ! Mais les mauvaises choses ont également une fin.
« Heureusement, ma copine m’a beaucoup soutenu. Cela m’a
bien aidé. Ensuite, je suis allé en rééducation
et c’est là que j’ai retrouvé la joie de vivre. »

Revenir encore plus fort

C’est donc sous le soleil de Saint-Raphaël que le calvaire du latéral
droit des Grenats prend fin. Il rencontre des sportifs ayant subi des expériences
similaires, refait de l’exercice, recommence à courir et à
respirer. Pendant ce temps-là, ses coéquipiers démarrent
la saison de la plus belle des manières. Il n’est pas de la fête…
une fois de plus. « La saison dernière, c’était
la même chose. Je n’ai pas vécu le maintien au sein du groupe
puisque je me suis blessé début mai. Quand ça va bien,
évidemment, on a envie de participer. C’est frustrant de passer
à côté de bons moments comme ceux-là mais j’étais
avant tout content pour les joueurs. De toutes façons, tout arrive dans
le football. Il faut être patient, mon heure viendra. »


De la patience… il en a fallu pour surpasser le coup de moins bien accusé
par les Grenats depuis l’explosive victoire à Marseille. Cloué
sur son siège, Allegro a découvert des sensations différentes,
celles du spectateur inactif et impuissant. « Il y a beaucoup
plus de stress lorsqu’on est en tribune. On est vraiment dans le match.
De plus, la vision du jeu n’est pas la même. Le champ étant
plus large, les solutions sont plus claires et plus évidentes. En fait,
on aimerait commander les joueurs ! »


Très bientôt, Samuel Allegro va redevenir acteur et maître
de son destin. Pour commencer, il passera par la case CFA. En fin de contrat
à l’issue de cette saison, il ne lui reste a priori que trop peu
de temps pour convaincre. Toutefois, aucune inquiétude ne pointe dans
son discours : « J’en ai parlé avec les dirigeants.
J’ai envie de rester à Metz pour confirmer mon début de
saison dernière. C’est un club sain et honnête. Il n’y
a pas de raison pour que je ne continue pas. Cette expérience forge le
mental. Je vais revenir encore plus fort. »
On a aucun mal à
le croire, Samuel est déjà revenu encore plus enthousiaste…

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