Suite aux nombreux forfaits enregistrés par Jean Fernandez
tout au long de la semaine, le FC Metz se présentait sous un visage inédit.
Patricio D’Amico prenait la place de Jon’ Jager en attaque aux côtés
de Manu Adebayor tandis que Franck Béria était titularisé
sur la droite du milieu.
Les spectateurs de St Symphorien assistaient à un début de rencontre
haché par de nombreuses fautes de part et d’autre. Vingt minutes
étaient nécessaires aux Messins pour se mettre en place et porter
le danger devant les buts amiénois. La première véritable
occasion allait se révéler payante : Geoffray Toyes ouvrait pour
Manu Adebayor côté droit. Le Togolais repiquait vers la surface
pour trouver Patricio D’Amico qui remisait aussitôt sur Christophe
Bastien. L’ancien nancéien pouvait ajuster Merville d’une
frappe croisée qui se logeait dans le petit filet (1-0,
20ème). Assommés par ce but, les joueurs de Denis Troch
allaient subir une déferlante d’attaques messines. Adebayor, parti
côté droit, manquait son duel avec Merville en enlevant trop sa
frappe (22e). Une minute plus tard, un corner tiré côté
droit était dévié par Geoffray Toyes au premier poteau.
Patricio D’Amico héritait du cuir mais croisait trop son tir qui
filait devant le but entre les pieds des défenseurs.
On retrouvait Patricio D’Amico à la demi-heure de jeu. Servi par
Adebayor, l’Italo-Argentin s’enfonçait côté
droit mais sa frappe n’était pas assez appuyée pour espérer
tromper Merville.
Le rythme de la rencontre retombait dans le dernier quart d’heure, faute
à une abondance de centres imprécis qui ne trouvaient que rarement
leurs destinataires.
Condamnés à revenir au score, les Picards jouaient plus haut dès
l’entame de la seconde période. Repliés en défense,
les Grenats subissaient une domination stérile de leur adversaire. Seule
une frappe d’Hamed Diallo, frôlant le poteau, venait inquiéter
un Ludovic Butelle rassurant sa défense dans toutes ses interventions.
Jouant la carte du contre, les Messins se montraient plus dangereux : lancé
par Grégory Proment, Patricio D’Amico filait seul au but mais sa
frappe à ras de terre était repoussée des deux pieds par
Merville (59e). D’Amico, encore lui, manquait le cadre en tentant un lob
sur le portier amiénois à l’entrée de la surface
(62e). Adebayor n’arrivait pas à se montrer plus précis
que son collègue en reprenant une déviation de la tête de
Geoffray Toyes (84e).
En toute fin de rencontre, Manu Adebayor se débarrassait de deux défenseurs
avant de glisser le ballon pour D’Amico qui frappait en force mais Merville
sauvait une nouvelle fois son équipe.
La rencontre s’achevait sous les chants des supporters à l’honneur
de Jean Fernandez. Metz se glisse dans le trio de tête et achève
cette année 2002 de la meilleure des manières.
FC Metz 1 – 0 Amiens
Stade Saint Symphorien
9602 spectateurs.
But
Bastien (20e) pour Metz.
Avertissements
A Metz : Toyes.
A Amiens : Griffit, Abalo, Diallo.
FC Metz : Butelle – Toyes, Morisot, Borbiconi
– Beria, Bastien, Proment, Leca (puis Obraniak, 80e), Signorino –
Adebayor (puis N’Diaye, 89e), D’Amico.
Amiens : Merville – Lebrun, Abalo, Satorra, Stephanopoli - Moreau (puis
Dufrennes, 68e), Bengelloun, Ewolo (puis Ben Khalfallah, 80e), Griffit (puis
Riviere, 55e), Abriel - Diallo.