Metz sort la tête haute

Les Grenats ne rééditeront pas les exploits de 84 et 88. Plus efficaces, les Monégasques ont tiré leur épingle du jeu et accèdent aux 16èmes de finales de la vieille dame. Metz va pouvoir se consacrer uniquement à son maintien.
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La guigne qui touche les Grenats cette saison est décidément
tenace. Grégory Proment devait reprendre le brassard à l’occasion
de cette rencontre de Coupe mais le milieu de terrain messin était finalement
absent, victime d’une blessure à la cuisse lors de l’ultime
séance d’entraînement. Orphelins de leur meilleur passeur
de la saison dernière, les hommes de Jean Fernandez démarraient
tout de même le match du bon pied. Frutos sollicitait Maoulida dans la
profondeur, mais l’ancien Rennais gaspillait son face à face avec
Roma. Sans doute victime de la fermeté du terrain, l’attaquant
lorrain faillit quelques minutes plus tard profiter d’une sortie hasardeuse
de l’Italien qui amusa Saint-Symphorien à défaut de le réchauffer.
Très remuant, le numéro neuf d’un soir se présentait
une nouvelle fois devant le gardien monégasque, mais le résultat
était identique ! Le premier semblant d’occasion de l’ASM
survenait après 20 minutes de jeu par Morientes, auteur d’une timide
tentative de la tête. C’est dire si les Messins, volontaires, muselaient
bien leurs hôtes, exceptionnellement vêtus de bleu. Après
un coup-franc de Rothen qui léchait le poteau droit de Butelle, Maoulida
se remettait au travail. Sa volée du pied droit sur une ouverture de
Leca ravissait la maigre assistance, mais le danger était minime pour
Roma. La vitesse de Toifilou était décidément un problème
insoluble pour la défense visiteuse en cette première demi-heure.
Sur une nouvelle balle en profondeur de Leca, il contraignait cette fois l’arrière-garde de Deschamps à suppléer son gardien sorti à l’aventure.
Jusqu’à là obligé d’admirer la neige tomber pour passer
le temps, Butelle pût se réchauffer sérieusement à
dix minutes de la pause. Un long centre d’Evra trouvait la volée
de Plasil que le gardien messin stoppait sur sa ligne. Deux dernières
interventions aériennes du portier des Grenats ponctuaient une première
période équilibrée et agréable.

La seconde période tardait à démarrer,
mais Samuel Allegro allait mettre le feu aux poudres d’une percée
rageuse qui restait malheureusement sans suites. Le Grec Zikos le suivait dans
ses bonnes intentions et d’une frappe puissante, trompait Butelle peu
avant l’heure de jeu (0-1, 58°). Les Monégasques faillirent
doubler la mise dans la foulée mais le gardien messin gagnait joliment
son face à face avec Giuly. Metz tardait à sortir la tête
de l’eau et s’en remettait de nouveau à l’audace et
la vivacité d’Allegro auteur d’un nouveau débordement
déstabilisant la défense du club de la principauté. La rencontre était
toutefois beaucoup moins intense que lors du premier acte, la fatigue et le
froid aidant. Jean Fernandez en profitait alors pour donner du temps de jeu
à Ludovic Obraniak et Sébastien Renouard, deux jeunes vainqueurs
de la coupe Gambardella il y a quelques années. Le premier nommé
allait se mettre en évidence, seul Zikos parvenait à le stopper
de manière plus qu’irrégulière. Malheureusement,
il ne parvint pas à se faire justice lui-même puisque le coup-franc
du petit milieu de terrain messin ne trouvait pas le cadre. Les Monégasques,
nullement impressionnés, profitaient de l’inefficacité locale
pour plier le match. Giuly, parti à la limite du hors-jeu, s’en
allait seul tromper Butelle (0-2, 85°). Les travées de Saint-Symphorien
se vidaient encore un peu plus, les joueurs Messins ne méritaient pas
vraiment cela. Ils ont produit une bonne prestation, volontaires à l’image
de Jager, auteur d’une ultime percée obligeant Roma à se
coucher. La lucidité monégasque aura fait la différence.
Samedi prochain, les choses sérieuses débuteront réellement…


La feuille de match

A Metz (Stade Saint-Symphorien) : Monaco bat Metz 2 à
0 (mi-temps: 0-0)

Spectateurs : 7076

Arbitre : M. Duhamel

Buts :

Monaco : Zikos (60), Giuly (86)

Avertissements :

Monaco : J. Rodriguez (23), El-Fakiri (79), Zikos (84)

Les équipes :

Metz : Butelle - Allegro, Marchal,
Meniri, Borbiconi (Beria 62), Signorino - Djiba, Leca, Frutos (Renouard 81)
- Maoulida (Obraniak 81), Jager

Monaco : Roma - El-Fakiri, J.
Rodriguez, Givet, Evra - Plasil, Bernardi (S. Camara 72), E. Cissé (Zikos
46), Rothen - Giuly, Morientes (Prso 62)

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