Nancy – Metz, l’histoire sans fin

Il était une fois …

Publié le : 13/09/2005, 00h00
Auteur : P.G.


Les deux clubs lorrains se retrouvent en Ligue 1 samedi prochain afin d’écrire de nouvelles lignes dans le livre d’histoire des derbys. Des confrontations particulières qui évoquent forcément des souvenirs.
Lorsque les vingt-deux acteurs rentreront aux vestiaires ce samedi, Metz aura peut-être ajouté un chapitre heureux à l’histoire de ses confrontations avec Nancy. Ou peut-être pas… Depuis le temps que les deux formations se tirent la bourre, aucune n’a clairement pris l’ascendant si l’on s’en tient aux confrontations directes. En Ligue 2, le Club à la Croix de Lorraine avait raflé trois fois la mise. Mais au sein de l’élite, les quatre derniers résultats sont en faveur de Nancy : deux victoires, deux nuls. « On a toujours tendance à garder les bons souvenirs, estime Michel Ettorre. Mais nous avons alterné le bon et le moins bon. » L’entraîneur des gardiens cite un score nul et une cage préservée face aux coéquipiers de Platini. Bernard Zénier a des souvenirs plus compromettants. S’il ne fait plus trembler les filets de l’hexagone, l’ancien buteur messin a conservé son goût pour le chambrage. « Je lui avait planté deux buts, rigole t-il. Pourtant, je l’avais prévenu avant le match... » Ce soir-là, Morgante avait également réalisé un doublé. Score final : 2-2. « Je me souviens aussi du premier derby que j’ai joué après mon départ. Nous avions ouvert la marque mais Metz s’était ressaisi pour finalement l’emporter 3-1. »
Le « divin chauve » fait partie des joueurs ayant évolué sous les deux maillots. Aujourd’hui, ils sont trois et tous côté messin : Ouadah, Wimbée et Méniri. Il y a peu, Nancy avait également misé sur d’anciens Grenats : Toyes ou encore Moreau. Ces allées et venues permettent à des joueurs de se connaître, ce qui ajoute du piment à la rencontre. « Avec Eric Martin, explique Zénier, nous avions parié un repas. Il était persuadé qu’il pouvait nous battre ! Au final, ça s’était terminé par un 0-0, j’ai donc été réclamer mon dû à la fin du match. Arsène Wenger nous avait surpris et cela ne lui avait pas trop plu. Pourtant, même s'il existait une relation d’amitié entre nous, une fois sur le terrain, il s’agissait de faire gagner son équipe. Je me rappelle même que ce soir là, on ne s’était pas ménagé. » Compte tenu de la situation des deux clubs au classement, on voit mal comment ce genre de défi pourrait se renouveler. « C’est dommage, estime Zénier. Si le derby avait eu lieu plus tard dans la saison, les deux formations auraient sans doute été mieux classées et aborderaient la rencontre plus libérées. » Faute de mieux, on aura le droit à un match entre derniers de la classe. Cela n’empêchera pas le stade Marcel Picot d’être plein à craquer. Entre Nancy et Metz, il n’y a qu’une cinquantaine de kilomètres qu’un bon millier de Messins ne craindront pas de franchir. Les deux clubs sont également proches au niveau du fonctionnement : « ils n’ont pas les moyens des plus grands clubs français et doivent miser sur la formation ou flairer des bons coups, des transferts peu onéreux ». Et les échanges de joueurs sont fréquents. Pourtant, lorsqu’on est supporter, il est impossible de faire partie des deux camps. Nancy – Metz, c’est un peu le duel des frères ennemis. Ainsi vivent les derbys…

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